L'ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Achraf Rifi, un des hommes forts pro-Hariri à Tripoli, a indiqué hier que « la situation sécuritaire au Liban est liée à la situation régionale, et surtout à certaines échéances attendues par la région, comme la conférence de Genève 2 prévue pour le 22 janvier », regrettant que « la scène locale se soit ouverte au feu de l'enfer ». Commentant les informations selon lesquelles sept voitures piégées seraient en train de circuler en territoire libanais, le général Rifi a confié à l'agence al-Markaziya qu'il n'est pas sûr de la véracité de ces informations, mais qu'elles peuvent être vraies. L'ancien chef des FSI a en outre affirmé avoir discuté avec le patriarche maronite, Béchara Boutros Raï, à Bkerké, des développements sur la scène libanaise, en particulier de Tripoli. « Notre vision commune pour régler la crise actuelle se base sur trois éléments : la modération, la diversité et le pari sur un État fort de ses institutions légitimes », a-t-il ajouté, estimant que la situation tripolitaine est « relativement acceptable » et qu'« une dynamique nationale pour la protection de la ville et de la coexistence est en cours d'élaboration ».

