Le dernier rapport sur le marché du travail (novembre) a probablement joué un rôle majeur dans la décision de la Fed de commencer à réduire le montant de ses achats d'actifs de 10Md$ par mois (réunion du FOMC du 18 décembre). Le taux de chômage était ressorti à 7 %, contre environ 8 % en début d'année et 10 % trois ans plus tôt. Si l'amélioration des conditions d'emploi se poursuit, la Fed aura de bonnes raisons de réduire graduellement sa politique de QE. Ben Bernanke a laissé entendre que c'était l'option privilégiée. À l'inverse, si les indicateurs d'emploi devaient connaître un coup de froid au point de stopper la tendance au déclin du chômage, la Fed pourrait geler le rythme des achats d'actifs. D'après les prévisions du FOMC, le taux de chômage serait à 6,45 % à la fin 2014 (milieu de fourchette), 5,95 % à la fin 2015 et 5,45 % à la fin 2016. La tendance reste baissière. Or c'est la tendance, bien plus que la variation d'un mois à l'autre, qui pèse le plus lourd dans l'analyse et, donc, dans la décision de la Fed. Pour décembre, le consensus s'attend à une stabilité du chômage (à 7 %) et des créations nettes d'emplois de 195 000. De tels chiffres sont sans doute suffisants pour attendre une autre réduction du QE à la réunion du FOMC des 28-29 janvier.
Économie
Chômage US : assez bas pour justifier une autre baisse du QE
OLJ / le 09 janvier 2014 à 00h00

