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Moyen Orient et Monde - Conflit

Les efforts de paix piétinent au Soudan du Sud

L'ONU s'inquiète d'un possible nouveau « bain de sang ».

Un enfant soudanais blessé par balle à la main. James Akena/Reuters

L'ONU s'est inquiétée hier d'un possible « bain de sang » au Soudan du Sud face à l'avancée d'un groupe de miliciens connus pour leur brutalité. « L'ONU est extrêmement préoccupée par les informations selon lesquelles un grand nombre de jeunes armés pourraient être en train d'avancer vers la capitale de l'État du Jonglei, Bor », a déclaré le porte-parole de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), Joseph Contreras. « Ces jeunes se déplaceraient à travers l'État depuis quelque temps, avec la possible intention d'attaquer d'autres communautés », a-t-il dit.
Alors que les combats semblaient s'être calmés, Juba a accusé samedi Riek Machar de mobiliser jusqu'à 25 000 jeunes miliciens de l'ethnie Lou Nuer, membres selon lui d'un groupe surnommé « l'Armée blanche », prêts « à attaquer à n'importe quel moment » dans le Jonglei. Le porte-parole des rebelles Moses Ruai Lat n'a pas démenti la présence de forces hostiles au gouvernement dans l'État. Il a cependant affirmé qu'il ne s'agissait pas de Lou Nuer mobilisés par M. Machar, mais de soldats de l'armée qui ont décidé de se retourner d'eux-mêmes contre le gouvernement. Il est difficile de déterminer le contrôle exercé par M. Machar sur ces hommes, mais la menace d'une nouvelle attaque semble bel et bien peser sur le Jonglei.
Sans en estimer le nombre, M. Contreras a, sur la base de vols de reconnaissance de l'ONU, confirmé la présence de jeunes gens armés à une cinquantaine de km au nord-est de Bor. Sans non plus confirmer leur éventuelle « coordination » avec M. Machar, il a appelé « les parties ayant une influence sur ces groupes armés à les convaincre d'immédiatement arrêter leur avancée pour éviter un autre bain de sang ». Le seul nom de l'Armée blanche évoque depuis des années terreur et massacres au Soudan du Sud. « Toutes les violences, attaques et violations des droits de l'homme doivent cesser immédiatement », a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l'ONU. « Les responsables (des exactions) devront répondre de leurs actes », a-t-il ajouté. Débordée aux premiers jours des combats, l'ONU a décidé de doubler à 12 500 ses Casques bleus et d'envoyer des moyens aériens supplémentaires pour mieux protéger les civils. Les renforts ont commencé à arriver au compte-gouttes.
Les menaces d'attaques surviennent alors que des pays d'Afrique de l'Est et de la Corne de l'Afrique ont donné jusqu'à demain aux deux parties pour entamer des pourparlers et stopper les combats. Le président Salva Kiir et son rival Riek Machar ont accepté le principe des discussions, mais sans fixer de date, et la médiation piétine. Au-delà des dirigeants régionaux, d'autres pays s'activent pour tenter d'enrayer la crise. Les États-Unis, parrains de l'indépendance du Soudan du Sud et son principal soutien depuis, ont dépêché un envoyé, et la Chine, qui possède des intérêts dans le secteur pétrolier sud-soudanais, a annoncé l'envoi d'un émissaire.
(Source : AFP)

L'ONU s'est inquiétée hier d'un possible « bain de sang » au Soudan du Sud face à l'avancée d'un groupe de miliciens connus pour leur brutalité. « L'ONU est extrêmement préoccupée par les informations selon lesquelles un grand nombre de jeunes armés pourraient être en train d'avancer vers la capitale de l'État du Jonglei, Bor », a déclaré le porte-parole de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), Joseph Contreras. « Ces jeunes se déplaceraient à travers l'État depuis quelque temps, avec la possible intention d'attaquer d'autres communautés », a-t-il dit.Alors que les combats semblaient s'être calmés, Juba a accusé samedi Riek Machar de mobiliser jusqu'à 25 000 jeunes miliciens de l'ethnie Lou Nuer, membres selon lui d'un groupe surnommé « l'Armée blanche », prêts « à attaquer à...
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