M. Berry en conversation avec l’ambassadeur du Liban au Vatican.
Recevant hier une délégation de l'ordre de la presse, le président de la Chambre, Nabih Berry, a jugé nécessaire une conjugaison des efforts pour former un nouveau gouvernement, avant d'expliquer à ses hôtes les raisons pour lesquelles il avait proposé la formule des 9-9-6 pour la composition du cabinet ainsi que les avantages de cette formule.
« L'objectif principal est la participation et l'entente », a-t-il insisté, en exprimant ses regrets pour le manque d'enthousiasme « jusqu'à présent », à sa proposition. « Nous sommes en présence de deux échéances principales : la formation d'une nouvelle équipe ministérielle et l'élection d'un nouveau chef de l'État. Nous ne voulons pas que l'une affecte l'autre négativement », a affirmé le président de la Chambre qui, pour illustrer les solutions proposées à la crise gouvernementale, a employé un dicton arabe signifiant « ça va de mal en pis » (Men teht el-delfé la taht el-mezreb).
Il a réaffirmé qu'il n'envisage toujours pas de commenter le débat concernant la présidentielle et qu'il n'a l'intention de se prononcer sur la question que le 25 mars, date à partir de laquelle le Liban doit élire un nouveau président.
M. Berry a ensuite insisté sur le fait que « l'ensemble des Libanais et des dirigeants politiques ne veulent plus d'un retour à la guerre civile », mais en mettant tout de même en garde contre « le danger » que représentent, selon lui, les divisions politiques verticales dans le pays, « notamment au cas où un événement majeur interviendrait, à Dieu ne plaise ».
Il a par ailleurs souligné la gravité de la situation dans la région, tout en notant qu'elle n'est pas meilleure au Liban et en mettant en garde contre les conséquences de « la querelle artificielle entre les sunnites et les chiites ». Selon lui, celle-ci favorise les interventions étrangères.
Le président de la Chambre a assuré que « les chrétiens sont historiquement enracinés en Orient », soulignant que la préservation de leur présence « n'est pas seulement une responsabilité chrétienne, mais la responsabilité de tous, musulmans et chrétiens ».
Interrogé au sujet du rôle des chrétiens au Liban, Nabih Berry a répondu : « Je ne pense pas qu'il est possible de parler d'un rôle indépendant sunnite, chiite ou chrétien au Liban. Ce qu'il y a, c'est un rôle national libanais. Nous devons tous assumer notre rôle pour sauvegarder la pérennité de ce pays. »
En réponse à une autre question, il a relevé que « la préservation de l'État est plus importante que la préservation du système ». « Malheureusement, aujourd'hui, nous ne préservons aucun des deux », a-t-il déploré.
Dans la journée, le président de la Chambre a reçu la visite d'une délégation de la commission des Affaires internationales au sein du Parti communiste chinois. L'entretien s'est déroulé en présence du député Ali Bazzi, du conseiller de M. Berry, Ali Hamdane, et du responsable des affaires extérieures au sein d'Amal, Ali Chakar. Il a porté sur la situation dans la région et les relations bilatérales ainsi que sur la coopération entre le Parti communiste chinois et le mouvement Amal que préside M. Berry.
Plus tard, le président du Parlement a reçu l'ambassadeur du Liban au Vatican, Georges Khoury.


Et nous, citoyens de ce bled, n'avons aucun enthousiasme de supporter les memes tetes, rengaines et supercheries depuis plus de vingt cinq ans.
09 h 26, le 27 décembre 2013