L'attachement à la terre a été au centre du message de Noël adressé hier par le patriarche Youhanna X Yazigi aux fidèles grecs-orthodoxes du Machrek qui relève de son autorité, en particulier à ceux d'entre eux qui souffrent des conséquences de la guerre, en Syrie.
Comme l'a fait le patriarche maronite et le patriarche grec-catholique, le patriarche Yazigi a réaffirmé avec force que son Église ne cèdera pas à la panique et ne désertera pas l'Orient.
« Nous sommes des ambassadeurs de paix, a dit le patriarche, mais la paix n'est pas synonyme de capitulation. Nous ne capitulons pas devant ceux qui profanent notre saint patrimoine. Nous ne resterons pas silencieux après l'enlèvement de nos évêques Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque orthodoxe), ainsi que nos prêtres et tous les innocents de cette terre. Nous ne resterons pas silencieux après l'enlèvement des religieuses et orphelins de Maaloula. Nous sommes invités à parler haut et fort, en Orient et à l'étranger, pour dénoncer ceux qui ont perturbé notre paix (...). »
« Le Christ est le messager de la paix et sa paix est la garantie de la nôtre, qu'il s'agisse de l'Église ou de la patrie, a repris le patriarche. Nous parlons en ambassadeurs de la paix et de l'amour, mais également en peuple dont les racines sont plantées profondément dans l'histoire et la géographie de cette terre. Nos armes, notre printemps, c'est la rencontre d'autrui et son acceptation. Nous sommes des ambassadeurs de paix, mais nous ne sommes les boucs émissaires de personne. Les cloches de nos églises dressées de temps immémorial continueront de résonner avec force en dépit des vicissitudes de l'histoire, et nos cœurs continueront de battre pour l'autre, le voisin, le prochain. »
Sur un autre plan, le patriarche a demandé aux fidèles de son Église « de couvrir les faiblesses d'autrui selon les voies de l'Église et de préserver l'unité de la communauté ecclésiale dont chacun est responsable ».
Le patriarche faisait ainsi référence à une affaire de mœurs touchant un prélat de son Église qui a défrayé la chronique dernièrement, croit-on savoir.
Liban
Youhanna X Yazigi : Paix n’est pas capitulation
« Nos cloches continueront de résonner avec force, malgré les
vicissitudes de l'histoire », assure le patriarche des grecs-orthodoxes.
OLJ / le 25 décembre 2013 à 00h00


"Nous ne resterons pas silencieux après l'enlèvement de nos évêques Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) etc." ! C'est son frère au fond à ce prélat, cet évêque enlevé-là n'est-ce pas ?
03 h 02, le 25 décembre 2013