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Moyen Orient et Monde - Centrafrique

La France obtient un timide engagement européen

La France a obtenu un timide engagement des autres pays européens en Centrafrique, à l'issue de deux jours de sommet à Bruxelles.
Le président français François Hollande s'est ainsi déclaré satisfait hier de la réponse apportée par ses homologues sur ce dossier qu'il a imposé au menu des discussions. « J'ai obtenu un soutien unanime des Européens pour ce que nous faisons en Centrafrique et sur un projet de mission européenne qui pourrait être décidée en janvier », a-t-il déclaré. Ce soutien politique a été formalisé par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui a affirmé que l'intervention des 1 600 soldats français à Bangui avait « permis d'éviter le désastre d'une guerre civile, voire même peut-être un génocide ». Il est ainsi envisageable que l'UE lance une mission militaire afin, par exemple, de sécuriser l'aéroport de Bangui, où elle prendrait le relais des soldats français. La mise en place de missions humanitaires et de formation pourrait être également examinée. Les différentes options devront être mises sur la table par la ministre européenne des Affaires étrangères Catherine Ashton qui les présentera aux ministres des Affaires étrangères lors de leur prochaine réunion mensuelle, prévue le 20 janvier à Bruxelles.
En attendant, les pays européens devraient se contenter d'aider la France avec un soutien logistique, sous la forme de mise à disposition d'avions gros-porteurs. Une telle aide a été jugée « très importante » par M. Hollande, qui a tenu à remercier l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, la Belgique, les Pays-Bas et l'Espagne. « Je ne demande pas qu'il y ait d'autres troupes pour des actions militaires », a souligné le président français, en précisant que cette tâche devrait incomber in fine à la force africaine qui devrait passer sous la responsabilité de l'ONU. L'UE a par ailleurs débloqué 50 millions d'euros pour la mission africaine de maintien de la paix et 60 millions sous forme d'aide humanitaire « pour un peuple qui souffre », a rappelé M. Van Rompuy.
L'activisme de M. Hollande sur la Centrafrique a, semble-t-il, irrité certains de ses homologues, selon des sources diplomatiques. « Quand on lance une telle opération, il est important qu'on puisse se mettre d'accord avant. On ne peut envoyer l'addition après », a ainsi déclaré le chancelier autrichien, Werner Faymann. Plus diplomate, l'Allemande Angela Merkel a déclaré que son pays ne financerait pas « rétroactivement » l'opération française et qu'il fallait « encore discuter » du soutien que pourrait apporter l'UE.
Sur le terrain, l'armée française a renforcé ses patrouilles hier dans les rues de Bangui, après plusieurs incidents dans la ville depuis jeudi soir, a-t-on appris de source militaire française. Des fusillades d'origine indéterminée ont éclaté hier matin dans plusieurs quartiers proches de la ville , après des heures d'intenses échanges de tirs dans la nuit sur l'aéroport, où sont basés les soldats français de l'opération Sangaris, et les différents contingents de la force africaine (Misca). Un porte-parole du contingent français a évoqué « une situation volatile », avec « des évènements en cours ».
Dans ce contexte, le Rwanda s'apprête à envoyer des troupes en Centrafrique, a annoncé hier la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Forte actuellement de 3 700 hommes, majoritairement de contingents d'Afrique centrale, la Misca doit compter à terme 6 000 soldats, venus de tout le continent, pour rétablir, au côté de l'armée française, la sécurité.

(Sources : agences)

La France a obtenu un timide engagement des autres pays européens en Centrafrique, à l'issue de deux jours de sommet à Bruxelles.Le président français François Hollande s'est ainsi déclaré satisfait hier de la réponse apportée par ses homologues sur ce dossier qu'il a imposé au menu des discussions. « J'ai obtenu un soutien unanime des Européens pour ce que nous faisons en Centrafrique et sur un projet de mission européenne qui pourrait être décidée en janvier », a-t-il déclaré. Ce soutien politique a été formalisé par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui a affirmé que l'intervention des 1 600 soldats français à Bangui avait « permis d'éviter le désastre d'une guerre civile, voire même peut-être un génocide ». Il est ainsi envisageable que l'UE lance une mission militaire afin,...
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