Nucléaire iranien
Fabius prudent sur un accord définitif
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius s'est montré prudent hier sur la possibilité de mener jusqu'à leur terme les négociations sur le nucléaire iranien, au moment où des discussions entre experts sur l'accord du 24 novembre reprennent à Genève.
« Nous devons mettre en œuvre honnêtement la première phase » de l'accord de Genève du 24 novembre, a souligné le ministre dans un entretien au quotidien américain The Wall Street Journal. « Ma préoccupation principale concerne la seconde phase. Il n'est pas certain que les Iraniens accepteront d'abandonner définitivement toute capacité à se doter de l'arme (nucléaire) ou seulement de suspendre le programme nucléaire », a ajouté Laurent Fabius.
Parallèlement, le président israélien Shimon Peres a appelé la Chine et les grandes puissances à maintenir la pression sur l'Iran, alors que les négociations ont repris à Genève sur l'application de l'accord conclu en novembre sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.
« Le monde, dans lequel la Chine joue un grand rôle, devrait aider le peuple iranien à prendre ses distances avec les stratégies de menace et d'hostilité, pour empêcher (l'Iran) d'accéder à la capacité nucléaire », a déclaré Shimon Peres après une rencontre avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, à Jérusalem. « Nous devons maintenir la pression diplomatique et nous assurer que les sanctions restent efficaces pour obliger l'Iran à se soumettre aux inspections et aux restrictions que la communauté internationale lui demande », a ajouté M. Peres, selon un communiqué publié par son bureau.
Tensions
Vers un conflit généralisé au Soudan du Sud ?
Des rebelles, présentés comme partisans de l'ex-vice-président sud-soudanais Riek Machar, contrôlaient hier la localité de Bor, au nord de Juba, une propagation des combats de la capitale au reste du Soudan du Sud qui alimente les craintes de guerre civile.
Selon l'armée sud-soudanaise, des combats se poursuivaient à Bor, tombée la veille au soir aux mains de forces fidèles à Riek Machar, en fuite depuis qu'il a été accusé dimanche de tentative de coup d'État au Soudan du Sud, un prétexte, selon lui, trouvé par le président Salva Kiir pour se débarrasser de ceux contestant son autorité.
Une mission comportant plusieurs ministres est-africains, mandatée par l'Union africaine (UA), est en route pour le Soudan du Sud pour tenter de mettre fin aux combats entre factions rivales de l'armée qui menacent, selon des analystes, de faire plonger le jeune pays dans une guerre civile de plus en plus sale : les forces qui s'affrontent au Soudan du Sud se livrent à des exécutions sur des bases ethniques, a rapporté hier Human Rights Watch.
Centrafrique
Les États-Unis promettent 15 millions USD
L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power a effectué hier une visite surprise en Centrafrique, un signal fort de Washington pour aider ce pays à mettre un terme aux violences interreligieuses qui ont fait près d'un millier de morts depuis début décembre. Et quelques heures plus tard, la Maison-Blanche a annoncé que dix millions de dollars seront versés au Programme alimentaire mondial pour les déplacés et les réfugiés du conflit en Centrafrique, tandis que cinq millions iront au Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés et au Comité international de la Croix-Rouge.
En attendant, sur le terrain, le chef de la force africaine en Centrafrique (Misca), le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, a lancé une sévère mise en garde à tous ceux qui prennent part aux violences interreligieuses dans le pays.
La Centrafrique « doit arrêter de s'enfoncer dans une dérive qui conduit inévitablement à la misère et à la division », a déclaré le général Mokoko.
Diplomatie
Les deux Corées reprennent contact
Les deux Corées ont repris langue hier pour la première fois depuis l'exécution de l'oncle du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui nourrit les inquiétudes sur l'instabilité du régime communiste.
Une délégation sud-coréenne a franchi la frontière pour se rendre dans la zone industrielle de Kaesong, rouverte en septembre après sa fermeture cinq mois auparavant par Pyongyang dans un contexte de fortes tensions sur la péninsule.
« Nous allons examiner le respect des engagements pris et discuter du développement du site », a déclaré à la presse le chef de la délégation, Kim Ki-woong.
France
Jean-Marie Le Pen condamné pour injure contre les Roms
Le président d'honneur du Front national Jean-Marie Le Pen a été condamné hier à Paris à 5 000 euros d'amende pour ses propos sur les Roms, qui, avait-il dit, « comme les oiseaux », voleraient « naturellement ».
Le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable d'injure publique envers un groupe de personnes en raison de son appartenance à une ethnie. Le parquet avait requis deux mois de prison avec sursis contre l'ancien leader du FN, âgé de 85 ans.
Le 22 septembre 2012, à l'université d'été du Front national, Jean-Marie Le Pen avait enchaîné les provocations sur l'immigration, thème de prédilection de ce parti, sous les yeux de sa fille Marine, qui dirige désormais le FN.
Se moquant des Roms, il avait suscité rires et applaudissements nourris en leur attribuant la phrase : « Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement. »
Pour le parquet comme pour les associations antiracistes, il s'agissait sans conteste d'une injure à caractère racial, tandis que l'avocat de M. Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, avait plaidé la relaxe, soutenant que son client faisait de l'humour.
Le fondateur du Front national a déjà été condamné à plusieurs reprises par le passé pour ses dérapages, des chambres à gaz qualifiées de « point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale » (1987) à « l'inégalité des races » (1996), en passant par l'occupation allemande « pas particulièrement inhumaine » (2005).
Vatican
Un homme tente de s'immoler par le feu
Un Italien quinquagénaire a mis le feu hier matin à ses vêtements sur la place Saint-Pierre à Rome, et était hospitalisé dans un état grave dans un hôpital romain, a indiqué le Vatican.
L'homme de 51 ans, dont l'identité n'a pas été révélée et les motivations ne sont pas connues, a versé le contenu d'une petite bouteille d'un liquide inflammable sur ses vêtements et y a mis le feu avec un briquet, à 07h30 GMT. Un prêtre jésuite qui passait sur la place pour se rendre à son travail à la curie a été le premier à lui porter secours. Il a jeté sur lui son manteau et sa veste pour tenter d'éteindre les flammes. Deux agents de l'Inspectorat général de la sécurité publique auprès du Vatican (organe de la police italienne), qui se trouvaient en patrouille, sont aussi arrivés avec un extincteur sur les lieux. Une ambulance, appelée très rapidement par le Vatican, est intervenue pour emmener le désespéré dans un hôpital.
Gravement brûlé sur la partie supérieure du corps, il a été d'abord hospitalisé à l'hôpital tout proche Santo Spirito, sur le quai du Tibre, puis transféré successivement dans un autre établissement où il pourra être mieux soigné.
Près de l'endroit où l'homme a voulu s'immoler par le feu, un papier a été retrouvé, portant le numéro de téléphone de sa fille.
La justice italienne a ouvert une enquête sur cette tentative de suicide. L'homme est marié et est commerçant ambulant, selon le Vatican.
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius s'est montré prudent hier sur la possibilité de mener jusqu'à leur terme les négociations sur le nucléaire iranien, au moment où des discussions entre experts sur l'accord du 24 novembre reprennent à Genève.« Nous devons mettre en œuvre honnêtement la première phase » de l'accord de Genève du 24 novembre, a souligné le ministre dans un entretien au quotidien américain The Wall Street Journal. « Ma préoccupation principale concerne la seconde phase. Il n'est pas certain que les Iraniens accepteront d'abandonner définitivement toute capacité à se doter de l'arme (nucléaire) ou seulement de suspendre le programme nucléaire », a ajouté Laurent Fabius.Parallèlement, le président israélien Shimon Peres a...


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