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Liban

À Saïda, le soutien à l’armée, à l’État et aux institutions

Le président Sleiman réuni avec le général Jean Kahwagi hier à Baabda. Photo ANI

Quelques jours après les deux attaques contre des barrages de l'armée à Saïda, les réactions outrées continuent de fuser de partout. La députée Bahia Hariri a sur ce plan estimé que « ces incidents ont constitué un test pour l'armée et une tentative de démanteler l'État », assurant que « Saïda croit en l'État et en ses institutions sécuritaires et juridiques ». « Nous croyons en l'armée, la paix civile et la diversité », a-t-elle ajouté.
De son côté, le Conseil des ulémas de Dar el-Fatwa à Saïda s'est réuni hier pour discuter de l'incident. Au terme de la rencontre, un communiqué a fermement fustigé l'atteinte à l'armée, appelant à l'ouverture d'une enquête pour tirer au clair les dessous de l'attaque. Des affirmations reprises par les partis et les factions palestiniennes de Tyr, qui ont estimé que l'incident vise à créer une discorde intérieure, à ébranler les relations entre les Palestiniens et les Libanais, et à satisfaire les intérêts d'Israël.
La double attaque a aussi été stigmatisée par les députés Nehmé Tohmé, Ali Fayad et Nawwar Sahili. Ces deux derniers ont accusé les « forces takfiristes » d'être derrière l'incident. Le député Fayad a indiqué, dans un communiqué, que « les attaques perpétrées contre l'armée, notamment à Saïda, démontrent que les groupes takfiristes menacent l'entité nationale et l'institution militaire ». « Une position nationale de soutien à l'armée est requise pour l'intérêt de la patrie, afin de lever la couverture sur ces groupes », a-t-il précisé. Quant au député Sahili, il a estimé que « le mouvement takfiriste, qui s'est trouvé un environnement fertile au Liban, a l'intention de perpétrer des crimes conformément à un agenda étranger et régional qui s'acharne à faire réussir le projet du chaos destructeur dans la région ».
Sur un autre plan, l'attaque à la voiture piégée perpétrée avant-hier contre le poste du Hezbollah près de Baalbeck continue d'occuper les responsables. Le président de la République, Michel Sleiman, s'est enquis hier auprès du ministre sortant de l'Intérieur et du commandant en chef de l'armée des informations nouvelles à ce sujet, tandis que des rumeurs circulaient, affirmant que la voiture piégée était passée par Ersal. Le président du conseil municipal de Ersal, Ali Hojeiri, a dénoncé hier ces accusations. Dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya, il a rappelé que Ersal compte neuf postes de l'armée. « Nous tentons toujours de calmer la situation, mais ils trouvent toujours le moyen de nous lancer des accusations », a-t-il ajouté.
De son côté, le député du Hezbollah, Kamel Raféï, a commenté hier les informations publiées par le site nowlebanon qui a été contacté par un groupe du nom de « la Brigade des fils de l'armée du tawhid » qui a revendiqué l'attentat. M. Raféï a sur ce plan estimé qu'il s'agit d'une tentative de cacher la vérité et de couvrir un groupe takfiriste qui se trouve aux frontières libano-
syriennes. « L'attentat est l'œuvre de parties importantes car il nécessite de grands moyens. Des parties liées à Israël ou à des groupes takfiristes », a-t-il dit, jugeant peu probable que la voiture piégée soit passée par Ersal.

Quelques jours après les deux attaques contre des barrages de l'armée à Saïda, les réactions outrées continuent de fuser de partout. La députée Bahia Hariri a sur ce plan estimé que « ces incidents ont constitué un test pour l'armée et une tentative de démanteler l'État », assurant que « Saïda croit en l'État et en ses institutions sécuritaires et juridiques ». « Nous croyons en l'armée, la paix civile et la diversité », a-t-elle ajouté.De son côté, le Conseil des ulémas de Dar el-Fatwa à Saïda s'est réuni hier pour discuter de l'incident. Au terme de la rencontre, un communiqué a fermement fustigé l'atteinte à l'armée, appelant à l'ouverture d'une enquête pour tirer au clair les dessous de l'attaque. Des affirmations reprises par les partis et les factions palestiniennes de Tyr, qui ont estimé...
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