Ma Suisse natale, je l'ai quittée fin 2005 pour venir passer ma retraite au Liban, où j'ai vécu de 1964 à 1978, ayant gardé un souvenir heureux de ces quatorze années, mises à part les trois dernières, assombries par le début d'une guerre qui n'en finissait pas.
Mon Liban à moi que je voulais retrouver, ce n'était sûrement pas « la Suisse du Moyen-Orient » !
Non, c'était le Liban des montagnes, de la neige et de la mer, au climat si agréable toute l'année, des fruits et légumes savoureux, des voisins et amis de toutes confessions si accueillants envers « l'Occidentale » que j'étais. Le Liban de la chanteuse Feyrouz, des anciens souks animés au centre-ville, des plages encore populaires : « Saint-Simon », « Saint-Balech »...
Oh ! Il y avait bien des différences avec ma Suisse natale : pas autant d'ordre, de propreté et de discipline. Mais la vie quotidienne était agréable.
Les responsables qui dirigeaient ce pays le faisaient de façon... acceptable ; on pouvait les respecter, parfois même les admirer !
Ce sont donc tous ces souvenirs qui m'ont convaincue de revenir au Liban, ma seconde patrie dont j'avais été si fière.
Mais depuis mon retour en 2005, qu'ai-je trouvé ?
Un Liban rongé par la corruption, due à la course effrénée après l'argent. Partout règnent négligence, indiscipline et incivilité. Le paraître est plus important que tout. Notre beau Liban est devenu une grande poubelle à ciel ouvert, les forêts et la verdure disparaissent au profit du béton, ainsi que le littoral naturel de la mer, sans parler des problèmes du courant électrique et de l'eau, de la circulation automobile sur les routes, un danger permanent.
La leçon de quinze années de guerre civile n'a servi à rien ;
on refait les mêmes erreurs.
Tous nos soi-disant dirigeants actuels voient bien que notre pays s'enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos, mais aucun n'a le
courage ni la volonté d'agir, trop occupé à préserver ses propres intérêts.
Messieurs nos Dirigeants, vous arrive-t-il de penser à un avenir honorable pour vos enfants, à une patrie dont ils pourront être fiers ?
Quand vous déciderez-vous à doter votre pays d'un État digne de ce nom ?
Si cela ne vous convient pas, laissez la place à des Libanais honnêtes et capables, il y en a !
Irène SAÏD-MANNHART


LE LIBAN EST COMPARABLE À UN NAVIRE QUI, APRÈS SES DÉRIVES SUR LES OCÉANS COURROUCÉS, A ÉCHOUÉ SUR LES RÉCIFS... AVEC À BORD UNE MULTITUDE D'ABRUTIS APPRENTIS SE PRENANT POUR DES CAPITAINES... CHACUN AVEC SA HORDE APPRIVOISÉE DE PLUS ABRUTIS MARINS (?) PLUTÔT DE STUPIDES "MOUSSES" SUIVISTES... EN DEUX MOTS : DES BONS À RIEN... ET DES VAURIENS ! SEULS, DE VRAIS PATRIOTES LIBANAIS, IL EN EXISTE... MAIS ILS N'OSENT PAS... "JUSQU'À QUAND ? " POURRAIENT RENFLOUER L'ÉPAVE ET REBÂTIR LE PAQUEBOT QUI RISQUE DE SE BRISER EN MAINTES PETITES ÉPAVES QU'EMPORTERAIENT LES PLUS PETITS DES VENTS !!!
05 h 02, le 14 décembre 2013