Les ventes au détail auraient pu pâtir du shutdown puisqu'à cause de cet événement, la confiance des ménages était retombée à son plus bas niveau depuis mars/avril, effaçant sa progression de l'été. Malgré cela, les ventes au détail d'octobre ont été plutôt solides avec une hausse de +0,4 %. Les très bons chiffres de l'emploi de novembre – taux de chômage à 7,0 % et hausse des payrolls de 203 k – combinés à une certaine reprise de la confiance permettent d'anticiper une nouvelle hausse. Le consensus prévoit une progression de 0,6 %. Les ménages bénéficient d'un effet de richesses immobilière (hausse des prix à deux chiffres) et financière (indices boursiers à de nouveaux records). Par ailleurs, les prix de l'essence ont plus fortement reflué qu'à l'ordinaire ces derniers temps. Si les ventes de voitures sont un guide (+7,7 % en novembre, au plus haut depuis février 2007), la consommation devrait accentuer sa contribution à la croissance depuis le rythme de 1,3 point par trimestre constaté en 2013. Plus avant pour 2014, il subsiste quelques risques représentés par l'effet d'un arrêt du QE et la fin programmée des dispositifs étendus d'assurance chômage. Cela pourrait affecter la confiance et le revenu, et donc le rythme de dépenses.

