La nouvelle de ton accident cérébral puis l'annonce de ton décès après des journées d'hospitalisation m'ont profondément affectée. Georges Youssef Saadé, Georges tout court, tu vas beaucoup nous manquer, tu vas manquer non seulement à Marie, ta femme, souriante comme toi, à vos jeunes garçons, à ta chère famille, au conseil municipal de Jounieh présidé par Antoine Frem dont tu étais un membre dynamique, mais aussi à tous les braves gens, à tous les purs du Kesrouan, de Jounieh, de Haret Sakhr que tu représentais avec joie et honneur.
Georges, ma larme coule en pensant à toi, à tes larmes de joie lors de la victoire éclatante d'Élie aux municipales en 1998, à ta fougue communicative durant sa campagne et à tes yeux embués pendant ses obsèques, parti comme toi très tôt en pleine force de l'âge.
Plus de treize ans ont passé depuis, on se retrouvait dans les grandes occasions de Jounieh et dans les salons des églises pour les condoléances. Il était resté le même, le cher Georges, aimable, serviable, plein d'enthousiasme et d'attentions. Et quand je paraissais agréablement surprise de tant d'effusion, il me répondait avec sa jovialité habituelle : « N'es-tu pas la moitié d'Élie qui nous reste ? »
La fidélité, le sens de l'amitié, il les avait dans le sang, Georges Saadé, un homme vrai et patriote qui vouait à Jounieh et à ses gens un amour sans borne. « Je ne reconnais qu'une seule supériorité à l'homme : la bonté. » Et elle coulait également, la bonté, dans les veines du très regretté Georges...
Requiescat in pace !
Mireille Farès BOUEZ


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