Laurent Blanc, « en colère » après la première défaite de la saison du Paris SG mercredi à Évian/Thonon (2-0), attend « une réaction » de son équipe dès samedi contre Sochaux pour le compte de la 17e journée de L1.
Le revers contre Évian/Thonon est-il digéré ?
Une défaite n'est jamais anodine. Il ne faut jamais banaliser la défaite. Même si on regarde le match, les statistiques, il n'en reste pas moins qu'on a perdu. On a enregistré cette défaite. J'ai hâte d'être à (samedi).
L'amertume semble persister...
Je suis en colère de cette défaite. Il y avait mieux à faire. En première période, on n'a pas fait ce qu'il fallait faire. On s'est procuré 4-5 occasions immanquables. En seconde, on n'a plus eu le monopole du jeu, ni créé le danger. Le match devait rester largement à notre portée. Tout le monde a été vexé. Si on avait été battu par une équipe supérieure, on se serait dit « Voilà, elle a été meilleure que nous ». Là, on a le sentiment, sans enlever aucun mérite à Évian/Thonon, qu'on n'a pas fait ce qu'il fallait faire pour gagner, contrairement à eux. On est passé à côté, on a vite envie de se retrouver sur un terrain pour corriger ça.
Vos joueurs partagent-ils votre sentiment ?
Les joueurs savent qu'on n'a pas fait ce qu'il faut à Évian. J'attends une réaction des joueurs. Et il y a des indices qui me font penser qu'il va y en avoir une. J'ai rarement vu une séance d'entraînement d'après-match comme celle d'hier. C'est un bon indice, même si ce n'est pas une garantie.
Des joueurs vous ont-ils déçu ?
Certains m'ont déçu. Quand on a sa chance, c'est toujours bien de la saisir...
Considérez-vous cette contre-performance comme une alerte ?
Je sais que quand mon groupe est à 100 %, il est supérieur à beaucoup d'équipes. On est largement compétitif, mais si on ne l'est pas et que certains faits de jeu nous sont défavorables, on peut nous battre. On a fait 22 matches, pour une défaite, celle de trop certes. Mais si on fait 21 autres matches sans défaite, c'est bien aussi. On nous dit « invincibles », « irrésistibles », mais pour avoir ce titre-là, il faut être à 100 %. Toutes les équipes jouent comme un match de Coupe de France contre nous. À nous de retenir la leçon.
Le championnat s'en trouve relancé...
Le championnat est toujours ouvert. Tant mieux, ce n'est pas bien qu'une équipe domine tout le monde. Il faudra être champion à la 38e journée. On fait partie des équipes qui dominent mais on n'est pas la seule, il y a Lille et Monaco aussi.
D'où l'importance de battre Sochaux samedi...
Sochaux va essayer de grappiller quelque chose. À nous de mettre cette colère intérieure au service de l'équipe pour faire un bon match et le gagner.
Le revers contre Évian/Thonon est-il digéré ?Une défaite n'est jamais anodine. Il ne faut jamais banaliser la défaite. Même si on regarde le match, les statistiques, il n'en reste pas moins qu'on a perdu. On a enregistré cette défaite. J'ai hâte d'être à (samedi).
L'amertume semble persister...Je suis en colère de cette défaite. Il y avait mieux à faire. En première période, on n'a pas fait ce qu'il fallait faire. On s'est procuré 4-5 occasions immanquables. En seconde, on n'a plus eu le monopole du jeu, ni créé le danger. Le match devait rester largement à notre portée. Tout le monde a...

