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Liban

L’État s’affaire avant la prochaine tempête

Photo Michel Sayegh...

Après de larges éclaircies ce week-end, le mauvais temps sera apparemment de retour la semaine prochaine. En d'autres termes, les Libanais sont loin d'être au bout de leurs peines, d'autant qu'il sera impossible au ministère des Travaux publics et des Transports et aux municipalités d'entreprendre en deux jours ce qu'ils n'ont pas réalisé durant les trois mois d'été : dégager les caniveaux et nettoyer les routes.
Après les pluies diluviennes de jeudi et les dégâts qu'elles ont provoqués, l'heure était hier au bilan, pour la population, et aux déclarations, pour les responsables. Le tunnel de l'aéroport, où plusieurs voitures se sont pratiquement « noyées » jeudi dans l'après-midi, n'a pu être dégagé que dans la matinée après l'évacuation d'un véhicule de la Défense civile qui bloquait la voie est. Il est redevenu praticable dans les deux sens, pendant que, dans de nombreux secteurs de la capitale et de sa banlieue, les Libanais s'attelaient à nettoyer leurs rez-de-chaussée submergés par les eaux.
Au plan officiel, le président Michel Sleiman a suivi de près les mesures prises pour limiter les dégâts que la tempête annoncée pour la semaine prochaine pourrait laisser, et a demandé aux autorités compétentes de mobiliser tous les services concernés pour qu'ils assument leurs devoirs à ce niveau.
Idem au Grand Sérail, où le Premier ministre sortant, Najib Mikati, s'est dit « profondément contrarié » par ce qui s'était passé jeudi. M. Mikati, qui était cité par le ministre démissionnaire de l'Information, Walid Daouk, a exprimé « sa sympathie » envers les Libanais bloqués pendant des heures sur les routes inondées et a estimé que « leurs réactions et leur colère étaient parfaitement normales » en ces circonstances. « Les gens se soucient peu de l'échange d'accusations sur les responsabilités. En tant que gouvernement, nous assumons entièrement la responsabilité. Il est de notre devoir de l'avouer avec courage, d'essayer de combler les lacunes et d'empêcher que cela ne se répète », a-t-il dit, toujours cité par M. Daouk, qui a précisé que le Premier ministre a pris contact avec toutes les parties concernées et leur a demandé de donner les ordres nécessaires à toutes les administrations pour régler le problème au niveau des secteurs où la même tragédie se répète à chaque fois qu'il pleut.
Selon les explications de M. Daouk, son collègue sortant des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi, a demandé aux entrepreneurs de commencer à dégager les caniveaux sans attendre que les fonds nécessaires à cette opération soient débloqués.
Entre-temps, le ministre sortant de l'Intérieur, Marwan Charbel, a jugé « inadmissible » que les FSI soient blâmées pour l'inondation des routes, en précisant que le nettoyage des canalisations d'eau ne fait pas partie de leur mission et estimant que « certains ministères devraient connaître leurs obligations », en allusion aux Travaux publics.

Après de larges éclaircies ce week-end, le mauvais temps sera apparemment de retour la semaine prochaine. En d'autres termes, les Libanais sont loin d'être au bout de leurs peines, d'autant qu'il sera impossible au ministère des Travaux publics et des Transports et aux municipalités d'entreprendre en deux jours ce qu'ils n'ont pas réalisé durant les trois mois d'été : dégager les caniveaux et nettoyer les routes.Après les pluies diluviennes de jeudi et les dégâts qu'elles ont provoqués, l'heure était hier au bilan, pour la population, et aux déclarations, pour les responsables. Le tunnel de l'aéroport, où plusieurs voitures se sont pratiquement « noyées » jeudi dans l'après-midi, n'a pu être dégagé que dans la matinée après l'évacuation d'un véhicule de la Défense civile qui bloquait la voie est. Il est...
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