Devenir la place financière internationale du yuan offshore est probablement le challenge le plus important dont rêvaient toutes les places financières. On parle de centaines de milliards de transactions, de milliards de profits et de milliers d'emplois. C'est sans surprise Londres qui vient de remporter une bataille décisive.
On vous parle ici d'une des plus grandes batailles financières qui se joue en ce moment même. Dans quelques mois, le yuan ira rejoindre le club des grandes monnaies de réserve et, compte tenu de l'agressivité de la Chine, le marché du yuan à l'extérieur du pays s'annonce colossal. C'est sur les marchés l'événement le plus important depuis l'introduction de l'euro. Avec un enjeu de taille : devenir le centre financier des
transactions en yuan hors de Chine.
Un enjeu à plusieurs centaines de milliards en terme de transactions, de profits, de jobs. Pierre Moscovici, dont on connaît mal le sens de l'humour, a annoncé que Paris avait une chance de gagner ce concours. Mais ce sera comme pour les J-O, Londres a déjà gagné. Les Chinois ont besoin d'une place financière internationale majeure. Alors que James Cameron est en visite en Chine, un deal majeur a été annoncé entre la Standard Chartered et la Banque agricole de Chine permettant pour la première fois le clearing, la compensation, en yuans. Cela fait deux ans que le gouvernement britannique travaille pour faire de Londres la capitale du yuan offshore. Il vient de remporter une bataille... et la guerre.
Économie
La guerre du yuan n’aura pas lieu
OLJ / le 05 décembre 2013 à 00h00

