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Moyen Orient et Monde - Égypte

Le projet constitutionnel remis à Mansour avant référendum

La commission constituante en Égypte a remis hier le projet de Loi fondamentale au président par intérim Adly Mansour qui a désormais un mois pour annoncer un référendum sur la nouvelle Constitution, selon le calendrier de transition imposé par l'armée à la destitution du président islamiste Mohammad Morsi.
Après avoir remis le texte adopté dimanche soir par la commission, son président, l'ex-patron de la Ligue arabe Amr Moussa, a appelé lors d'une conférence de presse « tous les Égyptiens à participer au référendum et à voter oui », ajoutant que « l'Égypte est face à une sédition dangereuse à laquelle il faut absolument mettre un terme ». L'Égypte est de fait entrée dans un engrenage de la violence après la destitution de M. Morsi et la répression sanglante lancée par les nouvelles autorités dirigées de facto par l'armée de ses partisans.
Le référendum constitutionnel est la première étape de la feuille de route encadrant la transition qui doit se poursuivre avec des élections législatives et présidentielle. Le texte final du projet de Constitution ne précise pas quel scrutin aura lieu le premier, laissant à M. Mansour le soin de trancher cette question. Selon M. Moussa, le président par intérim « prendra dans les prochaines semaines les mesures nécessaires » à ce sujet.
Le projet de Constitution qui sera soumis à référendum consolide le pouvoir de la puissante armée égyptienne et renforce son poids dans la vie politique du plus peuplé des pays arabes. Elle autorise notamment les tribunaux militaires à juger des civils, ce qui a suscité l'inquiétude des défenseurs des droits de l'homme et la contestation de mouvements laïques, fer de lance de la révolte de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir.

Répression continue
À ce sujet, Ahmad Douma, un nouveau militant des mouvements laïques de la jeunesse, a été arrêté hier en Égypte pour avoir participé à une manifestation, la troisième en une semaine, a indiqué son épouse Nourhan Hefzy. Des sources judiciaires ont confirmé que M. Douma était interrogé, précisant qu'il devait répondre de l'« organisation d'une manifestation illégale » et de « violences » samedi devant un tribunal du centre du Caire. Ce jour-là, des dizaines de militants laïcs avaient été dispersés par la police à coups de grenades lacrymogènes devant ce tribunal, en vertu d'une récente loi interdisant tout rassemblement public n'ayant pas obtenu l'aval du ministère de l'Intérieur. Ils accompagnaient Ahmad Maher, fondateur du mouvement du 6-Avril, fer de lance de la révolte de 2011, qui se rendait à la justice pour répondre d'une autre « manifestation illégale ». Libéré dans cette affaire, il est actuellement en détention préventive pour quatre jours pour répondre de ce rassemblement samedi.
Par ailleurs, le prédicateur égypto-qatari Youssef el-Qaradaoui, considéré comme l'éminence grise des Frères musulmans, a annoncé hier sa démission du Haut-Comité des oulémas d'al-Azhar, la plus haute autorité de l'islam sunnite qui s'est rangée contre le président égyptien déchu Mohammad Morsi.
« Je présente ma démission du Haut-Comité des oulémas au peuple égyptien », a annoncé sur son compte Twitter et sa page Facebook le prédicateur, qui n'a cessé de dénoncer ce qu'il considère comme un « coup d'État ». Cheikh Qaradaoui s'est livré à une virulente attaque contre al-Azhar, estimant que la direction de l'institution basée en Égypte avait été « saisie par la force des armes et mise au service du coup d'État militaire » dans ce pays.

(Source : AFP)

La commission constituante en Égypte a remis hier le projet de Loi fondamentale au président par intérim Adly Mansour qui a désormais un mois pour annoncer un référendum sur la nouvelle Constitution, selon le calendrier de transition imposé par l'armée à la destitution du président islamiste Mohammad Morsi.Après avoir remis le texte adopté dimanche soir par la commission, son président, l'ex-patron de la Ligue arabe Amr Moussa, a appelé lors d'une conférence de presse « tous les Égyptiens à participer au référendum et à voter oui », ajoutant que « l'Égypte est face à une sédition dangereuse à laquelle il faut absolument mettre un terme ». L'Égypte est de fait entrée dans un engrenage de la violence après la destitution de M. Morsi et la répression sanglante lancée par les nouvelles autorités...
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