La route menant à Maiduguri est déserte. L’armée nigériane a totalement bouclé le secteur pour isoler la secte Boko Haram. Photo AFP
Un couvre-feu de 24 heures a été imposé hier à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, isolant le fief de Boko Haram du reste du pays, après une nouvelle attaque de grande envergure imputée au groupe islamiste, ont indiqué les autorités. Selon le gouvernement de l'État de Borno, dont Maiduguri est la capitale, la décision a été prise en accord avec l'armée qui semble avoir été visée par l'assaut lancé par plusieurs centaines d'insurgés. Outre l'interdiction de circuler dans l'agglomération, les routes menant à la ville ont été barrées et l'aéroport fermé.
Le porte-parole de l'armée nigériane à Maiduguri, le colonel Mohammad Dole, a confirmé que des hommes de Boko Haram avaient visé la ville, mais assuré que les soldats « avaient réussi à les repousser » et que la zone de l'aéroport était « calme et sous contrôle ». Les militants ont subi « des pertes sérieuses », a-t-il ajouté sans autres précisions. « Nos soldats, avec l'appui d'avions des forces aériennes du Nigeria, sont actuellement à la poursuite des terroristes en direction de la route Maiduguri-Benisheik », une localité située à l'ouest de Maiduguri. Les assaillants auraient aussi attaqué des barrages militaires à l'extérieur de la ville.
Selon des habitants, il y a eu des morts, mais ces informations n'ont pu être confirmées. Le secrétaire du gouvernement de Borno a appelé la population à « rester calme et à respecter la loi jusqu'à ce que l'on reprenne le contrôle de la situation ». Il a ajouté que les forces de sécurité « feraient tout ce qui est possible pour garantir les vies et biens des citoyens ». Le groupe Boko Haram, qui a été fondé à Maiduguri il y a plus de 10 ans, a été placé le mois dernier sur la liste des organisations « terroristes » par les États-Unis.
(Source : AFP)

