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Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

Une feuille de route ... qui ne tient toujours pas la route

Le Liban a bien esquissé une feuille de route pour régler la crise des 1 200 000 réfugiés syriens qui ont afflué vers ses différentes régions pour fuir la guerre en Syrie. Mais le nombre est en augmentation continue et il est étroitement lié à l'élargissement des zones de conflit entre les forces du régime, l'opposition et les forces anti-Assad qui tentent de contrôler l'opposition.
Au Liban, toutes les parties sont d'accord sur la nécessité d'arrêter cette hémorragie de réfugiés qui menace l'équilibre démographique, le nombre de réfugiés pouvant atteindre en 2014 la moitié du nombre des citoyens libanais, sans oublier l'instabilité politique, sociale, sécuritaire et sanitaire qui en résulte. Cette feuille de route, qui tente donc de régler définitivement ce problème, se base sur deux solutions : l'aménagement de couloirs humanitaires pour permettre de véhiculer les aides vers l'intérieur de la Syrie, et le retour progressif et sûr des réfugiés présents au Liban vers des camps aménagés près des frontières, en Syrie.
Cette feuille de route est importante et pratique, mais elle n'a pas suscité la coopération requise. Les États censés se partager le poids des réfugiés affluant au Liban n'ont payé leur dû que dans une proportion de 17 %, malgré tous les efforts du président Michel Sleiman pour solliciter la communauté internationale à New York et ailleurs.
De leur côté, des experts spécialistes de ce genre de crises ont estimé que le gouvernement libanais se doit de contacter les autorités syriennes pour tâter le terrain et tenter de savoir à quel point elles sont prêtes à coopérer pour que réussisse cette feuille de route. Rien n'empêche dans ce cadre qu'une délégation gouvernementale présidée par le ministre Adnane Mansour discute de ce plan avec le régime syrien avant que la feuille de route ne soit soumise au Conseil de sécurité, car le régime pourrait refuser de l'appliquer même si elle venait à émaner du Conseil de l'ONU.
Des sources ministérielles affirment pour leur part que les États membres permanents du Conseil de sécurité et qui forment le Groupe de soutien international pour le Liban ont déjà fait ce qui était dans leurs moyens et ont décuplé les efforts pour soutenir les réfugiés syriens au Liban, et ces efforts devraient se concrétiser vers la mi-décembre à Genève et à la mi-janvier quand se tiendra la conférence des États donateurs au Koweït. L'on ne peut nier, par ailleurs, que ces États ont soutenu le pays du Cèdre à travers la mise en place du fonds fiduciaire pour faire face aux répercussions économiques et sociales de la révolution syrienne, et ont aidé l'armée libanaise à se renforcer.
Malheureusement, il convient de rappeler qu'alimenter les réfugiés en aides ne suffit pas s'ils continuent à affluer éternellement, épuisant État et ressources. D'où la nécessité de s'atteler à l'exécution de cette feuille de route de fortune.

 

Le Liban a bien esquissé une feuille de route pour régler la crise des 1 200 000 réfugiés syriens qui ont afflué vers ses différentes régions pour fuir la guerre en Syrie. Mais le nombre est en augmentation continue et il est étroitement lié à l'élargissement des zones de conflit entre les forces du régime, l'opposition et les forces anti-Assad qui tentent de contrôler l'opposition.Au Liban, toutes les parties sont d'accord sur la nécessité d'arrêter cette hémorragie de réfugiés qui menace l'équilibre démographique, le nombre de réfugiés pouvant atteindre en 2014 la moitié du nombre des citoyens libanais, sans oublier l'instabilité politique, sociale, sécuritaire et sanitaire qui en résulte. Cette feuille de route, qui tente donc de régler définitivement ce problème, se base sur deux solutions :...
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