Un tribunal d'Istanbul a jugé que les lunettes de natation et autres casques de moto utilisés par les manifestants lors de la fronde antigouvernementale de juin dernier pouvaient être considérés comme des "armes", a rapporté vendredi la presse turque.
A l'occasion d'une procédure ouverte contre 23 personnes, un juge turc a considéré comme un élément à charge le simple port de lunettes de piscine par certains manifestants interpellés lors d'échauffourées avec les forces de l'ordre.
"Il ne se sont pas rendus au parc Gezi pour nager, puisqu'il n'y pas de piscine à cet endroit", a estimé ce magistrat dans l'ordonnance citée par la presse.
Pendant les trois premières semaines de juin, quelque 2,5 millions de personnes ont défilé dans les rues de près d'une centaine de villes pour exiger la démission du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, accusé de dérive autoritaire et de vouloir "islamiser" le pays.
Ces manifestations ont éclaté après l'évacuation musclée d'une poignée de militants écologistes du parc Gezi d'Istanbul, promis à la destruction dans le cadre d'un projet d'aménagement urbain contesté.
La répression de cette fronde sans précédent depuis l'arrivée du gouvernement islamo-conservateur au pouvoir en 2002 a fait 6 morts et plus de 8.000 blessés.
Pendant les trois premières semaines de juin, quelque 2,5 millions de personnes ont défilé dans les rues de près d'une centaine de villes pour exiger la démission du Premier ministre...


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