Le revirement des autorités ukrainiennes a déclenché la colère de l’opposition proeuropéenne qui organise à Kiev des manifestations, les plus importantes depuis la révolution orange de 2004. Yuriy Dyachyshyn/AFP
L'Ukraine était sous pression hier soir pour accepter un rapprochement avec les Européens, à l'ouverture du sommet de Vilnius, dit du Partenariat oriental, entre l'UE et six ex-républiques soviétiques, dont Kiev, tiraillé entre Bruxelles et Moscou, constitue le principal enjeu.
Le président Viktor Ianoukovitch rencontrait dès hier soir les présidents du Conseil européen Herman Van Rompuy, et de la Commission, José Manuel Barroso, avant un dîner avec les dirigeants des 28. Aujourd'hui matin, il doit avoir des entretiens séparés avec la chancelière Angela Merkel et le président français François Hollande. Les négociations avec l'Ukraine « vont se poursuivre jusqu'à la dernière minute. Elles vont continuer avant le dîner, pendant le dîner et je pense que quelque chose va se passer dans la nuit », a déclaré la présidente lituanienne Dalia Grybauskaité à la radio, à l'issue d'une rencontre avec MM. Van Rompuy et Barroso.
Hier matin, Sergueï Arbouzov, vice-Premier ministre ukrainien et proche allié de M. Ianoukovitch, s'est déclaré confiant sur une issue « positive » du sommet.
Après des mois de tractations entre Bruxelles et Kiev pour tenter de régler son cas, les Ukrainiens avaient décidé la semaine dernière de ne pas signer l'accord d'association négocié pendant cinq ans avec l'UE, en reconnaissant sans ambages qu'ils prenaient cette décision sous la pression de la Russie et ses menaces de rétorsions économiques. Ce revirement a déclenché la colère de l'opposition pro-européenne qui organise depuis plusieurs jours à Kiev des manifestations, les plus importantes depuis la révolution orange de 2004. « Nous voulons des changements, nous voulons vivre avec la famille européenne, avec des règles européennes, un niveau de vie européen. Nous voulons faire partie de la famille européenne », a martelé hier à Vilnius Vitali Klitschko, un des chefs de l'opposition.
« Demain, nous verrons quelle route Ianoukovitch choisit pour l'Ukraine. S'il ne parvient pas à signer l'accord, nous ne pouvons pas prédire comment les gens vont réagir », a commenté à Vilnius Evguenia Timochenko, la fille de l'opposante.
« À la dérive »
M. Ianoukovitch, considéré comme prorusse lors de son élection en 2010, semble louvoyer entre l'Europe et la Russie, tentant de tirer profit de la première sans s'aliéner la seconde. « Le président Ianoukovitch est en train de mettre son pays dans une situation d'extrême vulnérabilité aux pressions parce qu'il a perdu la possibilité de l'ancrer en Europe et il est à la dérive. Mais dans quelle direction (...) vers l'Est ou vers le bas, je ne sais pas », a commenté le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt.
Moscou s'étant remis au centre du jeu, Bruxelles a haussé le ton cette semaine en dénonçant les « pressions » russes. « Nous devons surmonter cette mentalité du "soit l'un, soit l'autre". La guerre froide est finie », avait lancé la chancelière Angela Merkel.
Mais l'UE n'est pas exempte de critiques. « Bruxelles a commis une erreur de jugement » en se focalisant sur le cas de Ioulia Timochenko, plutôt que de s'opposer au « chantage » de Moscou, selon le président polonais Bronislaw Komorowski. Certains reprochent aussi à l'UE de ne pas avoir donné à l'Ukraine et aux autres pays du Partenariat oriental une perspective claire et généreuse d'intégration européenne, comme il y a 20 ans avec les pays de l'Est après la chute du mur.
L'Europe, qui veut croire que l'éventuelle défection ukrainienne ne remet pas en cause le projet lancé en 2009 pour tenter de stabiliser les ex-républiques soviétiques, insiste sur les bénéfices que ces pays pourraient en tirer, en matière commerciale ou de libéralisation des visas notamment. Si l'UE ne parvient pas à convaincre Kiev dans les 24 heures, l'élan sera brisé pour de longs mois, voire des années, selon plusieurs diplomates et analystes. Mais il semble que les Européens vont devoir se contenter de parapher à Vilnius deux accords d'association, avec la Géorgie et la Moldavie. La signature définitive n'est pas attendue avant plusieurs mois. Quelques accords de moindre envergure seront signés, dont un avec l'Azerbaïdjan sur la facilitation des visas. Quant à l'Arménie, elle s'est détournée de l'UE début septembre quand elle a annoncé qu'elle allait rejoindre l'union douanière menée par la Russie. Et les relations avec le Belarus, dernière dictature d'Europe, sont gelées en l'absence totale de progrès sur les droits de l'homme.
(Source : AFP)


Je conseillerai aux ukrainiennes et aux ukrainiens de pas trop se presser a entendre le chant des sirenes eurodecadentes , qu'ils aillent faire une tournee des peuples avant de se precipiter dans ce qui sera leur enfer economique. l'Espagne etait avant d'integrer l'europe en voie de devenir une puissance economique incontournable , on voit ce qui lui arrive , je ne parlerai pas des autres , les italiens , grecs ,portuguais et francais qui se mordent les doigts des orteils d'avoir ete precipite dans le gouffre sans fond de bruxelles .Paradoxalement la turquie d'erdo qui n'a pas ete selectionnee s'en sort beaucoup mieux et ne semble plus pressee d'y adherer , faites gaffe amis , a ne pas vendre la proie pour l'ombre.
13 h 48, le 29 novembre 2013