À l'occasion d'une visite hier au Palais de justice de Zahlé, le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Jean Fahd, a annoncé que le Conseil entamera l'examen d'un nouveau train de nominations judiciaires dès la publication du décret de nomination des juges nouvellement diplômés de l'Institut d'études judiciaires.
M. Fahd a ajouté que le Conseil examine en ce moment une série de projets de réforme dont le plus important est le projet de loi sur le pouvoir judiciaire indépendant.
Au Palais de justice, M. Fahd s'est réuni avec les juges du mohafazat de la Békaa, en présence du premier président de la cour d'appel de la Békaa, Oussama Laham. Le président du CSM a précisé qu'il effectuait sa visite dans le cadre d'une politique de proximité visant à s'enquérir de près du fonctionnement des Palais de justice dans tous les cazas et des besoins des magistrats qui y officient.
Le président du CSM a insisté à nouveau auprès des magistrats sur l'importance de la dimension consultative du travail judiciaire et s'est dit ouvert à toutes les suggestions de nature à améliorer et accélérer le travail des juges. Il a notamment insisté sur la nécessité d'accélérer le processus d'échange d'argumentaires écrits afin de rendre justice.plus promptement
Sur le plan éthique, le président du CSM a insisté sur l'importance du respect du devoir de réserve et de la bonne réputation, en vertu du serment prêté par le magistrat en début de carrière.
« Les difficultés de la vie quotidienne et les circonstances que traverse le pays sont telles que pour beaucoup de Libanais, la justice est devenue l'ultime recours du faible et de l'opprimé ; il ne faut pas les décevoir », a-t-il dit.
Compréhension
Le premier président de la Cour de cassation a, dans le même temps, fait preuve de compréhension à l'égard des magistrats nommés à des postes éloignés de leur domicile et promis de corriger les anomalies dans la mesure du possible lors du prochain train de nominations. Il s'est dit soucieux autant de la sanction que de la récompense méritée par ceux qui travaillent en conscience et font diligence. Une commission de hauts magistrats sera nommée pour évaluer le travail de chaque magistrat et sa productivité, sur le modèle de ce qui s'est fait en France, en Italie et en Allemagne, a-t-il annoncé, avant d'ajouter qu'il a l'intention de réactiver la commission chargée de superviser les rapports entre le corps de la magistrature et l'ordre des avocats.

