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Moyen Orient et Monde - Allemagne

Merkel conclut un accord de coalition avec les sociaux-démocrates

Le parti de gauche doit encore avaliser l'entente par un référendum interne début décembre.

La chancelière allemande conservatrice Angela Merkel a conclu hier un accord de coalition avec le Parti social-démocrate (SPD), deux mois après sa victoire sans majorité absolue aux législatives, ont indiqué des responsables des différents partis. Cet accord, annoncé au petit matin après une ultime séance de discussion de 17 heures et qui a été présenté en milieu de journée, doit encore être approuvé par les militants du SPD lors d'un référendum début décembre dont le résultat est incertain. S'ils donnent leur feu vert, Mme Merkel pourrait être élue le 17 décembre par les députés du Bundestag à la tête d'un gouvernement de « grande coalition », pour un troisième mandat de quatre ans.
Le contrat négocié avec les chrétiens-démocrates (CDU/CSU) est « un paquet (de mesures) que nous pouvons présenter à nos militants et auquel nous pouvons dire oui », a déclaré la secrétaire générale du SPD, Andrea Nahles, interrogée à l'issue des négociations. Mme Merkel a consenti plusieurs concessions majeures qui pourraient vaincre les réticences des militants du SPD à s'allier avec un parti de droite. « Le résultat (obtenu) est bon pour notre pays, il porte largement l'empreinte des chrétiens-démocrates », a déclaré Hermann Gröhe, secrétaire général de la CDU. Le Parti social-démocrate a obtenu gain de cause sur une de ses revendications sociétales majeures : la double
nationalité pour les enfants d'étrangers nés en Allemagne.
Angela Merkel avait déjà dirigé un gouvernement de « grande coalition » lors de son premier mandat (2005-2009). Les dirigeants conservateurs et sociaux-démocrates ont renoncé à annoncer la composition du futur gouvernement, dans l'attente du référendum interne au SPD. Ce parti obtiendrait six portefeuilles, contre neuf pour les conservateurs. Le Parti social-démocrate prévoit de consulter ses quelque 470 000 adhérents entre les 6 et 12 décembre, et de rendre public le résultat avant le 15 décembre, soit deux jours avant la date envisagée pour la réélection d'Angela Merkel à la chancellerie.
Dès l'ouverture des négociations avec les conservateurs, le président du SPD, Sigmar Gabriel, avait promis de consulter la base sur tout accord de coalition pour lever les réticences de nombreux militants. Il est vrai que la première expérience de gouvernement avec Mme Merkel s'était soldée pour le SPD par le pire score de son histoire aux législatives de 2009 (23 %). La perspective de gouverner avec les conservateurs ne suscite guère l'enthousiasme dans un parti encore traumatisé par l'héritage des réformes de l'État-providence lancées il y a dix ans par Gerhard Schröder, qui ont durablement entamé son image « sociale ».

(Source : AFP)

La chancelière allemande conservatrice Angela Merkel a conclu hier un accord de coalition avec le Parti social-démocrate (SPD), deux mois après sa victoire sans majorité absolue aux législatives, ont indiqué des responsables des différents partis. Cet accord, annoncé au petit matin après une ultime séance de discussion de 17 heures et qui a été présenté en milieu de journée, doit encore être approuvé par les militants du SPD lors d'un référendum début décembre dont le résultat est incertain. S'ils donnent leur feu vert, Mme Merkel pourrait être élue le 17 décembre par les députés du Bundestag à la tête d'un gouvernement de « grande coalition », pour un troisième mandat de quatre ans.Le contrat négocié avec les chrétiens-démocrates (CDU/CSU) est « un paquet (de mesures) que nous pouvons présenter...
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