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Moyen Orient et Monde - Libye

Benghazi revit les heures sombres d’avant

Rideaux baissés et écoles fermées après les heurts meurtriers ; Ansar Asharia réclame un corridor sécurisé pour se retirer de la ville avec son armement.

Des citoyens libyens ont incendié un immeuble utilisé par Ansar Asharia à Benghazi, signe de leur ras-le-bol contre les groupes armés. Abdullah Doma/AFP

Les administrations et les écoles, de même que la plupart des magasins, sont restés fermés hier à Benghazi, dans l'Est libyen, pour réclamer le départ des groupes armés, après des heurts meurtriers la veille entre l'armée et le groupe salafiste Ansar Asharia. Les habitants suivaient ainsi largement l'appel à la « désobéissance civile » lancé par le conseil local de Benghazi, équivalent de la mairie, et par l'Union des organisations de la société civile de la ville. La plupart des commerces ont maintenu leurs rideaux de fer baissés, les écoles et universités sont restées fermées, tout comme les administrations et les banques. Seuls les hôpitaux et stations d'essence continuaient à fonctionner normalement, selon un correspondant de l'AFP.
Le conseil local a appelé à la « désobéissance civile » durant trois jours, à compter d'hier, en observant notamment des
grèves, et a décrété un deuil pour la même période, après la mort de sept personnes dans de violents affrontements lundi entre les forces spéciales de l'armée régulière et le groupe jihadiste Ansar Asharia, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. Les autorités locales et les habitants ont décidé de suivre l'exemple de la capitale Tripoli, où les milices ont été poussées à partir par un mouvement de grogne populaire, après des heurts déclenchés par des tirs d'une milice contre des manifestants pacifiques. Ces violences avaient fait 46 morts et plus de 500 blessés le 15 novembre.

En coordination avec le CGN
Le conseil local a également demandé « aux membres du Congrès général national (CGN) issus de Benghazi de rentrer immédiatement », en signe de protestation contre les heurts.
Une délégation du CGN est arrivée dans la journée à Benghazi où elle tenait des réunions avec les autorités locales et responsables militaires sur les moyens de mettre en œuvre la résolution du Congrès demandant le départ de la ville des groupes armés. Le Premier ministre Ali Zeidan s'était déjà rendu lundi soir à Benghazi pour s'entretenir avec les responsables de la sécurité.
Signe du ras-le-bol des
citoyens libyens contre les groupes armés, le QG d'Ansar Asharia à Ajdabiya (160 km au sud de Benghazi) a été pris d'assaut lundi soir par des habitants, obligeant ses occupants à quitter les lieux, remis ensuite à une unité de l'armée, selon une source locale.
Le ministre de la Défense Abdallah al-Teni a indiqué par ailleurs que ses services étaient en contact avec Ansar Asharia qui réclame un corridor sécurisé pour se retirer de Benghazi avec son armement. « Les chefs des unités de l'armée de la ville se sont engagés à assurer un corridor à Ansar Ascharia à condition qu'il remette ses armes lourdes », a précisé le ministre, cité par le porte-parole du Congrès général national, Omar Hmidan. Les notables et chef de tribu de Benghazi œuvrent en coordination avec le CGN à apaiser la situation, a déclaré M. Hmidan.
(Source : AFP)

Les administrations et les écoles, de même que la plupart des magasins, sont restés fermés hier à Benghazi, dans l'Est libyen, pour réclamer le départ des groupes armés, après des heurts meurtriers la veille entre l'armée et le groupe salafiste Ansar Asharia. Les habitants suivaient ainsi largement l'appel à la « désobéissance civile » lancé par le conseil local de Benghazi, équivalent de la mairie, et par l'Union des organisations de la société civile de la ville. La plupart des commerces ont maintenu leurs rideaux de fer baissés, les écoles et universités sont restées fermées, tout comme les administrations et les banques. Seuls les hôpitaux et stations d'essence continuaient à fonctionner normalement, selon un correspondant de l'AFP.Le conseil local a appelé à la « désobéissance civile » durant...
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