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Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni hier en consultations pour entendre l'exposé sur le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU portant sur l'application de la résolution 1701 (2006), présenté par Derek Plumbly, coordonnateur spécial de l'ONU pour le Liban.
Dans une déclaration à la presse lue par le président du Conseil, l'ambassadeur de Chine, Liu Jieyi, à l'issue des consultations, les membres du Conseil de sécurité ont « salué » le lancement du Groupe international de soutien pour le Liban, le 25 septembre dernier, par le secrétaire général de l'ONU, en coordination avec le président de la République Michel Sleiman, et « l'élan généré par ce groupe. »
Les membres du Conseil de sécurité ont salué la mobilisation du groupe pour répondre aux besoins humanitaires, sécuritaires et socio-économiques du pays, et ont encouragé la poursuite des efforts pour accroître le soutien au Liban, note la déclaration. Rappelant les résolutions et déclarations antérieures sur le Liban, en particulier la déclaration présidentielle adoptée le 10 juillet 2013, les membres du Conseil « ont exprimé leur profonde préoccupation au sujet de l'impact de la crise syrienne sur la stabilité du Liban ». Ils ont appelé tous les Libanais à préserver l'unité nationale face « aux tentatives de saper la stabilité du Liban » et ont souligné l'importance pour les parties libanaises de « respecter la politique de distanciation du Liban » et de « s'abstenir de toute implication dans la crise syrienne, conformément à leur engagement dans la déclaration de Baabda », poursuit le texte.
« Les membres du Conseil ont aussi exhorté toutes les parties au Liban à s'engager de manière constructive afin de faciliter, dès que possible, la formation d'un gouvernement, qui respecte les principes démocratiques et constitutionnels du Liban, qui répond efficacement aux nombreux besoins sécuritaires, humanitaires et de développement auxquels le Liban fait face, et qui remplit les obligations internationales du Liban », conclut la déclaration. Pour le représentant du Liban auprès de l'ONU, Nawaf Salam, cette « déclaration à la presse émanant du Conseil de sécurité est un message fort de soutien au Liban », a-t-il indiqué à L'Orient-Le Jour.
Soutien coordonné et fort
Le secrétaire général adjoint des Nations unies avait convoqué la veille une réunion du Groupe international de soutien pour le Liban (ISG) pour examiner les progrès accomplis depuis la réunion inaugurale du groupe sous la présidence du secrétaire général, le 25 septembre. Le coordonnateur spécial des Nations unies, Derek Plumbly, qui se trouve à New York depuis vendredi dernier, a informé le groupe de l'évolution et des présentations faites par le représentant permanent du Liban, Nawaf Salam, ainsi que par les représentants de la Banque mondiale, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et le Programme de Nations unies pour le développement (PNUD).
Un communiqué publié à l'issue de la réunion du groupe indique que les participants ont souligné la nécessité de poursuivre un soutien « coordonné et fort » au Liban, en réponse aux défis sans précédent posés par la crise en Syrie. Ils ont aussi noté les nombreuses pressions continues sur le Liban et ont à nouveau mis en exergue l'importance du partage des charges. Tout en déplorant l'absence de progrès dans la formation d'un gouvernement, les participants à la réunion ont encouragé toutes les parties libanaises à s'engager positivement pour faire face à l'urgence des défis auquel fait face le Liban.
« Feuille de route pour la stabilisation »
Les participants ont noté que la première réunion du 25 septembre avait suscité « un élan », indique le communiqué. Depuis lors, la « feuille de route pour la stabilisation » élaborée par le gouvernement, en collaboration avec les Nations unies et la Banque mondiale pour faire face à l'impact économique et social de la crise en Syrie sur le Liban, a été approuvée, et un accord qui devrait être opérationnel en décembre pour répondre à ces besoins essentiels a été conclu. Il prévoit un fonds multiple d'affectation spéciale des donateurs pour le Liban, comme mécanisme supplémentaire pour canaliser le soutien des bâilleurs de fonds.
Koweït, 15 janvier 2014
Les participants à la réunion ont par ailleurs pris note du fait que le prochain plan régional d'intervention de l'ONU en faveur des réfugiés en provenance de Syrie, qui devrait être achevé en décembre, répondrait aux besoins immédiats des communautés d'accueil. Ils ont souligné l'importance de la conférence des donateurs que le secrétaire général convoquera au Koweït le 15 janvier 2014. En ce qui concerne le plan quinquennal de développement des capacités de l'armée libanaise, les participants ont noté les mesures prises pour mettre en œuvre des mécanismes de coordination et se sont félicités de l'engagement de l'Italie à cet égard. Ils ont également salué la volonté de la France de tenir une réunion de l'ISG à Paris.
En sus du représentant permanent du Liban, la réunion a eu lieu en présence des participants qui ont pris part à la réunion inaugurale du ISG, dont notamment les représentants permanents de la Chine, de la France, de la Russie, du Royaume-Uni, des États-Unis, du chef de la délégation de l'Union européenne et de l'observateur permanent de la Ligue arabe, ainsi que les représentants permanents de l'Italie et de l'Allemagne, donnant ainsi le coup d'envoi pour le lancement des programmes d'admission pour accueillir les réfugiés syriens.
« Le Liban gardera ses frontières ouvertes »
Commentant le communiqué de la veille, l'ambassadeur Salam a indiqué à L'Orient-Le Jour que ces « trois piliers sont importants », à savoir : la conférence qui se tiendra à Koweït le 15 janvier 2014, le plan quinquennal pour renforcer les capacités de l'armée libanaise, et la volonté de la France de tenir une conférence à Paris. Ajoutant que « lors de cette réunion, le Liban a soulevé l'importante question des réfugiés syriens au Liban, car leur nombre officiel donné par l'ONU est inférieur à 1,2 million ». Il a fait état sur ce plan de « réfugiés syriens non inscrits pour différentes raisons, soit financières ou parce qu'ils craignent de s'inscrire ». « Des milliers d'autres ont été pris en charge par des ONG libanaises, et d'autres ont rejoint les membres des familles d'ouvriers qui travaillent au Liban », a-t-il précis.
« Face au flot de réfugiés, le Liban gardera ses frontières ouvertes, a affirmé M. Salam. Mais il faudra essayer de trouver le moyen d'acheminer l'aide humanitaire à l'intérieur de la Syrie, ou de créer aussi des camps à l'intérieur de la Syrie et permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays. Ce qui est important pour le Liban, note-t-il. L'appel a été lancé par la communauté internationale et par le Groupe international de soutien pour protéger le Liban des retombées de la crise syrienne, et pour empêcher que le Liban ne se transforme à nouveau en champ de bataille des conflits régionaux ou des guerres par procuration », a conclu M. Salam.
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Les membres du Conseil de sécurité ont salué la mobilisation du groupe pour répondre aux besoins humanitaires, sécuritaires et...


COMME SI UN "MESSAGE DE SOUTIEN" D'UN CONsEIL PAREIL POUVAIT SUFFIRE....
16 h 15, le 27 novembre 2013