L’attentat terroriste qui a endeuillé hier en début de matinée le secteur de Jnah, devant le bâtiment de l’ambassade de la République islamique iranienne, a été stigmatisé à l’unisson par l’ensemble des responsables et leaders du pays, toutes tendances confondues. Des appels à un sursaut national face au terrorisme ont notamment été lancés dans ce cadre.
Le Premier ministre désigné Tammam Salam, qui est entré en contact avec l’ambassadeur iranien, Ghadanfar Rokon Abadi, a déclaré que « ce crime terroriste s’inscrit dans le cadre de la série de crimes et d’actes terroristes qui visent à porter atteinte à la stabilité et l’unité nationale ». « Tous les leaders libanais sont appelés à contribuer à faire baisser la tension dans le pays en faisant preuve de responsabilité dans leur discours politique et en tenant aussi le Liban à l’écart de tout ce qui porte atteinte à sa stabilité et sa sécurité. »
Le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, est également entré en contact avec l’ambassadeur Abadi et a dépêché le ministre de l’Information, Walid Daouk, sur les lieux du double attentat. Soulignant que « cet acte terroriste s’inscrit dans le cadre du plan visant à accroître la tension au Liban et à utiliser la scène libanaise afin d’adresser des messages politiques dans toutes les directions », M. Mikati a invité les parties concernées à « faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute réaction impulsive car cette phase difficile nécessite que nous gardions tous le calme ».
Le chef du législatif Nabih Berry est entré en contact avec les responsables iraniens à qui il a exprimé sa sympathie. Dans une déclaration à la presse, il a souligné que « ce crime ne vise pas uniquement l’ambassade (iranienne), mais le Liban et les Libanais dans leur ensemble du fait des efforts que la République islamique iranienne déploie afin d’unifier les rangs libanais ».
Le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, a appelé à « un sursaut national urgent pour sauver le pays des griffes du complot démoniaque qui n’épargne personne ». « Toute agression contre une quelconque région porte atteinte à l’ensemble des régions et des composantes du pays », a souligné le président Gemayel.
Le député Ali Ammar (Hezbollah), qui a inspecté le lieu du double attentat, a déclaré que « celui qui a perpétré cet acte terroriste a agi avec le soutien de certains Arabes et sur base d’une logique purement israélienne ». « De la même façon que leur maître américain et israélien a échoué par le passé, ils échoueront également et ils ne parviendront pas à ébranler notre peuple, a affirmé le député hezbollahi. La résistance continuera à orienter son action en vue de la libération de Jérusalem. »
Le chef du bloc parlementaire du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Fouad Siniora, est entré en contact avec l’ambassadeur d’Iran ainsi qu’avec le chef du législatif, Nabih Berry, le vice-président du conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, et avec l’uléma Ali Fadlallah, à qui il a exprimé ses condoléances, soulignant, dans un communiqué de presse, que « le terrorisme menace le Liban et les citoyens dans leur ensemble et nécessite que nous agissions de manière à faire face à ce fléau et non pas à favoriser son expansion ». « Le Liban, du fait de sa position et sa structure complexe et délicate, n’est pas en mesure de supporter les retombées des conflits de la région sur son territoire, de même qu’il n’est pas en mesure d’être un tremplin pour les complots des aventuriers, a déclaré M. Siniora. Nous ne pourrons faire face à une telle situation qu’en faisant preuve de solidarité et d’union et en œuvrant en faveur du Liban et des Libanais. »
Le leader du courant du Futur, l’ancien Premier ministre Saad Hariri, a souligné de son côté que « cet acte terroriste, que nous condamnons pour des considérations aussi bien politiques, que morales ou humaines, devrait nous inciter à tenir le Liban à l’écart des tempêtes qui nous entourent et à épargner aux Libanais, toutes tendances ou origines confondues, les dangers de l’implication militaire dans la tragédie syrienne ». « Nous stigmatisons cet acte terroriste lâche et nous exhortons les parties concernées à faire preuve de sagesse et à s’en tenir à l’intérêt du Libanais et des Libanais. »
Pour la neutralité effective du Liban
Le président du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a transmis ses condoléances aux familles des victimes, soulignant, dans un communiqué, que « cet acte criminel, ainsi que toutes les actions semblables qui se sont produites dans d’autres régions libanaises nous incitent, aujourd’hui plus que jamais, à prôner la neutralité effective du Liban par rapport à ce qui se passe autour de nous ». « Cet objectif pourrait être atteint, a déclaré M. Geagea, en contrôlant les frontières libano-syriennes par le biais d’un déploiement réel de l’armée libanaise le long de ces frontières, avec l’appui des forces de pays amis s’il le faut, comme le prévoit d’ailleurs, à la base, la résolution 1701 du Conseil de sécurité. »
Le secrétariat général du 14 Mars a également condamné l’attentat, exprimant sa « solidarité humaine et morale avec les familles de victimes ».
Le leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, est entré en contact avec l’ambassadeur d’Iran, soulignant notamment que « le terrorisme est aveugle et il n’établit aucune distinction entre les régions et les communautés ». « Afin d’éviter que le pays soit pris dans le cercle vicieux du terrorisme aveugle, et pour éviter aussi que le pays soit à découvert sur le double plan politique et sécuritaire à l’ombre du divorce total qui se manifeste entre les Libanais dans le contexte politique actuel, il est impératif, plus que jamais, de faire preuve d’un haut degré de solidarité nationale et de retourner immédiatement à la table de dialogue. »
Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a condamné l’attentat, soulignant que « ce crime doit servir d’exemple à tous ceux qui considèrent que les groupes (islamistes syriens) du Front al-Nosra et d’el-Qaëda ne représentent pas un danger ». « Ces gens-là doivent être mis dans un hôpital psychiatrique, a déclaré le général Aoun. Où est le gouvernement ? s’est-il interrogé. N’y a-t-il personne pour contrôler le pays ? Il y a une guerre à nos frontières, des réfugiés qui déferlent sur notre pays et des attentats terroristes au centre de la capitale et tout ce qu’ils (les responsables) font c’est condamner ! a dit le chef du CPL. Trop c’est trop ! »
« Le chef de l’État a le pouvoir de réunir le gouvernement, a-t-il ajouté. Il a une grande responsabilité à assumer et l’histoire ne pardonne pas. »
L’implication du Liban dans le conflit syrien
Le député Boutros Harb a déploré « la tournure grave prise par les développements au Liban, qui ont transformé les Libanais en victimes du conflit dans la région du fait que le pays a été entraîné dans le conflit en Syrie contre la volonté des Libanais ». « Il est regrettable que les Libanais paient le prix des erreurs commises par certaines parties », a souligné M. Harb.
M. Henri Hélou, député de Aley (bloc Joumblatt), a déclaré que « le peuple libanais n’est plus en mesure de payer le tribut du sang ». M. Hélou a invité dans ce cadre toutes les parties à « faire prévaloir l’intérêt du Liban et sa stabilité sur toute autre considération ».
Le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, a souligné que le Liban se trouve aujourd’hui devant l’alternative suivante : « Faire face au terrorisme en dévoilant tous les exécutants des opérations terroristes perpétrées un peu partout dans le pays ; ou se laisser entraîner sur la voie d’un cycle de terrorisme et de tueries qui n’épargneront personne. »
Le Parti national libéral a souligné quant à lui que le double attentat d’hier vise « le Liban et les Libanais dans leur ensemble ». Il a réitéré sur ce plan son appel à toutes les parties locales afin qu’elles se conforment au principe de la distanciation du Liban vis-à-vis des événements en Syrie.
« L’irakisation »
Le général Achraf Rifi, ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure, a déclaré pour sa part que « le Liban est rentré dans un processus d’irakisation, ce qui implique qu’il est devenu impératif que l’État joue à nouveau son rôle qui a été totalement marginalisé, de même qu’il est impératif de tenir le Liban à l’écart de tout conflit susceptible de menacer sa paix et sa sécurité ».
Le député Ammar Houri (courant du Futur) a souligné que « ce crime s’inscrit sans doute dans le cadre de la guerre ouverte en Syrie dans laquelle s’est impliquée une faction libanaise (le Hezbollah), entraînant ainsi le Liban sur la voie des réactions à cette ligne de conduite ». « La solution, a souligné M. Houri, devrait comporter deux volets : dans un premier temps, dévoiler les criminels et les sanctionner sévèrement; et ensuite effectuer un retour immédiat vers l’intérieur libanais et tenir le Liban à l’écart des conflits régionaux. »
Enfin, le secrétaire général du Baas pro-Assad, Fayez Chocr, a déclaré que « les mains criminelles qui ont perpétré l’attentat contre l’ambassade iranienne ne sont nullement inconnues car le 14 Mars et le courant du Futur ont transformé les gens en barricades et en tranchées ».
Notons pour conclure que le Centre catholique d’information et le leader des Marada, Sleimane Frangié, ont également stigmatisé le double attentat.


Moi aussi je condamne ce crime² audieux! Mais, Y a-t-il une nouvelle date prévue pour le match de chambre à Beyrouth éliminant l'Iran et le Liban de la Coupe d’Asie ??? La parade du 22 Novembre aura telle bien lieu, a hui clos aussi ??? Passeront-nous, en camera cachée, ces épisodes saignants à la télé ??? Frissons en perspective! Antenne(s), date, heure et minutes prévues s.v.p.
11 h 01, le 20 novembre 2013