L’ambassadeur américain au Liban David Hale s’est voulu rassurant quant aux relations économiques entre son pays et le Liban. C’est au cours d’un déjeuner organisé par la Chambre de commerce libano-américaine en présence de plusieurs ministres et représentants des secteurs productifs que M. Hale a insisté sur l’importance d’assainir le climat propice à la relance économique et aux investissements.
Dans les détails, le président de la Chambre de commerce libano-américaine Salim Zeeni a pris la parole en premier pour louer les relations commerciales entre le Liban et les États-Unis. Rappelons que les États-Unis sont le premier partenaire commercial du Liban. Déplorant les retombées de la crise syrienne sur l’économie libanaise et notamment sur les secteurs du tourisme et du commerce de détail, M. Zeeni a demandé à M. Hale de plaider auprès des responsables de son pays pour continuer d’apporter un soutien à l’économie libanaise. Salim Zeeni est également revenu sur les avancées réalisées dans les domaines de
l’énergie, des TIC, de l’agroalimentaire et des franchises. « Le Liban est prêt à augmenter le volume de ses exportations vers les États-Unis », a-t-il ainsi affirmé. Prenant l’exemple des vins libanais, M. Zeeni a indiqué que le pays du Cèdre avait les capacités d’exporter encore plus de bouteilles vers les USA.
Pour sa part, l’ambassadeur Hale a loué les efforts de la Chambre de commerce libano-américaine pour ce qui est de la consolidation des relations bilatérales entre les deux pays. Il a notamment rappelé que le Liban partageait avec les États-Unis plusieurs valeurs similaires dont le libre-échange, la liberté d’expression, les institutions démocratiques et les méthodes académiques avec la présence de plusieurs universités qui suivent des programmes américains au Liban et une délégation nombreuse d’étudiants libanais aux USA.
« Depuis 2005, les États-Unis ont investi plus d’un milliard de dollars dans l’armée libanaise », a rappelé M. Hale qui a insisté sur l’importance d’avoir une armée qui pourrait contrer les dangers éventuels et
protéger la paix civile. Soulignant que la stabilité politique est nécessaire pour le climat des affaires, « mais pas suffisante », l’ambassadeur des États-Unis a indiqué qu’il était impératif de lever les barrières à l’investissement et notamment celles qui se rapportent à la propriété intellectuelle. Il a également rappelé l’importance de mettre en place une véritable infrastructure capable de soutenir une économie solide, et de mettre fin au statu quo politique.
Par ailleurs, David Hale a mis l’accent sur le fait que les décisions de la communauté internationale concernant l’Iran ne changeront pas les relations libano-américaines. « La communauté internationale est décidée à poursuivre son aide au Liban pour absorber les conséquences de l’afflux des réfugiés syriens », a observé l’ambassadeur qui a insisté sur le respect des États-Unis pour la déclaration de Baabda et les résolutions de l’ONU dont la 1559 et la 1701.
Enfin, M. Hale a mis en avant l’importance pour le Liban d’adopter une politique de distanciation par rapport au conflit syrien.
Économie - Liban - Échanges
Hale pour un climat propice à la relance économique
OLJ / le 19 novembre 2013 à 00h00


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