Bangladesh
Nouvelles manifestations de salariés du textile, 140 usines fermées
Plusieurs milliers d’employés du secteur textile ont protesté hier contre le nouveau salaire minimum décidé au Bangladesh, forçant 140 usines à fermer leurs portes, selon la police et les industriels. Le gouvernement a récemment décidé d’augmenter de 76 % le salaire minimum à 68 dollars en décembre, mais des syndicats estiment que les employés du textile les plus expérimentés ne profiteront pas de cette mesure et que certains patrons ont réagi en diminuant les indemnités de transport et de repas.
Des scènes de violence ont ainsi éclaté à Ashulia, banlieue de la capitale Dacca, où sont installées de nombreuses usines textiles travaillant pour de grandes marques occidentales mais également à Gazipur, au nord de Dacca, selon la police.
Greenpeace
La justice russe a tranché : un Australien reste en détention, une Russe libérée
La justice russe a libéré sous caution hier une Russe, Ekaterina Zaspa, médecin à bord de l’Arctic Sunrise, le navire de Greenpeace arraisonné en septembre. Elle sera libérée après avoir payé sa caution de 45 500 euros, selon la décision prise par le tribunal de Saint-Pétersbourg. Peu avant, ce même tribunal avait décidé de prolonger de trois mois, jusqu’au 24 février, la détention provisoire d’un autre membre d’équipage, l’Australien Colin Russell. Les cas des 28 autres membres doivent être examinés cette semaine.
Présidentielle au Chili
La socialiste Bachelet, grande favorite pour le second tour
L’ex-présidente socialiste Michelle Bachelet apparaît comme la grandissime favorite du second tour dans un mois de la présidentielle chilienne face à sa rivale conservatrice Evelyn Matthei, largement distancée lors du premier tour dimanche. Après dépouillement de 99 % des suffrages, Mme Bachelet, 62 ans, est créditée de 46,68 % des voix contre 25 % à Mme Matthei, 60 ans, rendant inévitable un second tour le 15 décembre, selon le Service électoral (Servel). Ce face-à-face entre deux femmes est inédit dans l’histoire du Chili.
Tragédie
La Russie s’interroge de nouveau sur son parc aérien après le crash d’un Boeing
La Russie s’interrogeait de nouveau hier sur l’état de son parc aérien après le crash à Kazan, dans la république russe du Tatarstan, d’un Boeing 737, de la compagnie russe Tatarstan, vieux de 23 ans qui a fait dimanche 50 morts.
Les deux boîtes noires ont été retrouvées, a annoncé le Comité intergouvernemental aérien (MAK). « Les versions privilégiées sont entre autres une panne technique, une erreur de l’équipage et un carburant de mauvaise qualité », a déclaré le porte-parole du comité, Vladimir Markine, à la télévision russe. Des médias ont cependant d’ores et déjà privilégié la piste d’une défaillance de l’appareil.
Selon des médias et un site spécialisé, le Boeing 737-500 avait été exploité pendant 23 ans par sept compagnies au total et avait déjà subi un accident grave au Brésil en 2001. L’accident de Kazan est le dernier en date d’une série noire en Russie ces dernières années.
Fukushima
Tepco s’attaque à la piscine 4
La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), a indiqué hier avoir commencé comme prévu le retrait du combustible de la piscine du réacteur 4, une opération très délicate qui prendra au total plus d’un an, si tout va bien.
Un caisson cylindrique de 5,5 mètres de haut et 2,1 de diamètre avait été inséré dans la piscine quelques heures avant que ne commence le levage d’un premier assemblage avec un nouvel appareillage télécommandé spécialement mis en place. Les techniciens vont transférer un à un les assemblages dans ce récipient géant, le tout sans que le combustible ne sorte de l’eau.
Afghanistan
Les talibans ont perdu jusqu’à 12 000 hommes en 2013
La rébellion des talibans afghans a perdu en 2013 « entre 10 000 et 12 000 hommes », chiffre qui inclut les morts, blessés et prisonniers, au cours des affrontements contre les forces régulières afghanes et celles de l’OTAN, affirme un rapport rédigé par le Bureau de contrôle et d’analyse des sanctions de l’ONU à l’intention du Conseil de sécurité. Ces données n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante. Le rapport, daté du 10 novembre, souligne également que les forces afghanes et internationales « font l’objet d’un niveau de violences qui n’avait pas été aussi élevé depuis 2010 », sans que les talibans aient pu en tirer des « gains significatifs ».
Pakistan
Regain de tensions entre chiites et sunnites
Le gouvernement pakistanais a imposé un couvre-feu ce week-end en raison de violences communautaires entre chiites et sunnites près d’Islamabad. Limités à la capitale et à ses environs, les heurts se sont propagés à deux villes du Nord-Ouest, hier. Le service de téléphonie mobile a également été suspendu dans la ville de Rawalpindi, qui abrite le QG de l’armée, et dans certaines zones d’Islamabad au cours du week-end. Le couvre-feu a été levé hier, mais l’atmosphère demeure tendue. Des magasins ont été incendiés dans un quartier à majorité chiite de Kohat, ville du nord-ouest du pays, et des échauffourées se sont soldées par la mort d’un policier et d’un civil, rapporte la police. La tension est aussi forte à Hangu, également sous couvre-feu.
Bahreïn
Un éminent opposant chiite interdit de quitter le royaume
Un tribunal pénal de Manama a maintenu hier l’interdiction de quitter Bahreïn imposée à l’opposant chiite Khalil al-Marzouq, accusé d’incitation au terrorisme, selon une source judiciaire. Arrêté le 17 septembre, M. Marzouq, ancien député et figure de proue d’al-Wefaq, le principal groupe de l’opposition chiite, avait été remis en liberté à l’ouverture de son procès le 24 octobre, mais interdit de quitter le territoire. M. Marzouq était vice-président de la Chambre des députés avant qu’il ne s’en retire avec les 17 autres parlementaires d’al-Wefaq en février 2011 pour dénoncer la violente répression visant les manifestants antirégime depuis le début en février 2011, et qui réclamaient une monarchie constitutionnelle.
Koweït
Demande d’audition d’un ministre pour une action antichiite
Deux députés koweïtiens de confession chiite ont déposé hier une demande d’audition d’un ministre qu’ils accusent d’avoir ordonné le démantèlement de tentes dressées par des chiites à l’occasion d’une cérémonie religieuse lors de la Achoura, la principale fête religieuse chiite, qui commémore le martyre de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mohammad assassiné au VIIe siècle, et vénéré par les musulmans chiites. Les deux députés accusent le ministre d’État aux Affaires municipales et de l’Habitant, Salem al-Othaina, d’« atteinte à l’unité nationale », « abus de pouvoir et violation de la Constitution ».
Égypte
Un minibus pulvérisé par un train : 27 morts
Vingt-sept personnes, la plupart revenant d’un mariage, ont été tuées hier en Égypte dans un minibus littéralement pulvérisé par un train après que le chauffeur du véhicule eut forcé un passage à niveau, selon le ministère de la Santé. Selon un journaliste de l’AFP, 34 personnes ont été blessées dans l’accident survenu dans une zone désertique à 45 km au sud du Caire. En plein milieu de la nuit, le chauffeur du minibus et celui d’un camion ont manifestement ignoré les feux de signalisation indiquant l’arrivée d’un train, et même forcé les chaînes que les employés des chemins de fer avaient tendues en travers de la route pour fermer le passage à niveau, a assuré aux médias Hussein Zakaria, le directeur de cette administration.
Un officier de l’antiterrorisme assassiné au Caire
Un officier de la police antiterroriste égyptienne, en charge des enquêtes visant les partisans du président islamiste destitué Mohammad Morsi, a été tué dimanche soir par un commando lourdement armé au Caire, a annoncé hier le ministère de l’Intérieur. Les pro-Morsi, en particulier les Frères musulmans, sont la cible d’une implacable et sanglante répression menée par le nouveau pouvoir installé par les militaires après qu’ils eurent destitué et arrêté le 3 juillet le premier président élu démocratiquement en Égypte. Depuis, des groupes jihadistes, certains liés à el-Qaëda, multiplient attentats et attaques audacieuses visant l’armée et la police.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef