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Économie - Marché De L’Immobilier

Mais pourquoi les prix ne baissent-ils pas davantage ?

Après un été franchement calme, le marché immobilier de Beyrouth est toujours enlisé dans une phase d’accalmie. Il est incontestable que la dynamique du secteur dépend de la situation en Syrie et des débordements sécuritaires dans différentes régions du pays.
Les chiffres de la construction témoignent de cette récession. Ainsi, les permis de construire sont toujours à la baisse depuis 3 ans (encore – 10 % par rapport à 2012). Toutefois, le marché n’est pas totalement à l’arrêt. L’intérêt des promoteurs et des investisseurs pour des terrains est intact. Et il y a toujours des demandes pour des appartements neufs tandis que de nouveaux projets résidentiels dans la périphérie de la capitale mis sur le marché dernièrement se sont bien vendus. Pas d’affolement donc.
Depuis des mois, une baisse des prix des logements est annoncée. Ce n’est un secret pour personne que les vendeurs sont plus enclins à négocier. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’ils sont prêts à brader leur bien. Si certains sont d’accord pour donner plutôt facilement une réduction de 10 %, c’est plus difficile d’obtenir un rabais de 15 à 20 %.
Bien que beaucoup de promoteurs n’aient rien vendu depuis des mois, ils gardent un optimisme de façade et ne vont pas afficher officiellement leur impatience à trouver des acquéreurs. La plupart sont financièrement solides et ne veulent pas céder à la pression des particuliers qui veulent profiter de la situation sécuritaire pour avoir des réductions importantes. Désormais, beaucoup préfèrent jouer la montre dans l’attente d’une évolution de la situation en Syrie.
Si les prix des appartements neufs ont du mal à baisser substantiellement, ceux des biens commerciaux devraient impérativement être revus à la baisse. Mais pourquoi ne baissent-ils pas davantage ? Des centaines de boutiques sont actuellement à louer à Beyrouth. Les affiches « à louer » se multiplient dans la majorité des rues marchandes de la ville. Il est indéniable que la crise économique du pays ne permet plus à un commerçant ou à un restaurateur de payer les loyers demandés il y a 2 ou 3 ans. Certains loyers devraient baisser de 20 à 40 % !
L’obstination de certains propriétaires devient grotesque, voire ridicule. Leurs locaux sont vides depuis des mois, voire plusieurs années, et ils continuent à demander des loyers incohérents. Il serait grand temps pour eux d’être réalistes et de baisser d’une manière drastique leurs prétentions.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Après un été franchement calme, le marché immobilier de Beyrouth est toujours enlisé dans une phase d’accalmie. Il est incontestable que la dynamique du secteur dépend de la situation en Syrie et des débordements sécuritaires dans différentes régions du pays.Les chiffres de la construction témoignent de cette récession. Ainsi, les permis de construire sont toujours à la baisse depuis 3 ans (encore – 10 % par rapport à 2012). Toutefois, le marché n’est pas totalement à l’arrêt. L’intérêt des promoteurs et des investisseurs pour des terrains est intact. Et il y a toujours des demandes pour des appartements neufs tandis que de nouveaux projets résidentiels dans la périphérie de la capitale mis sur le marché dernièrement se sont bien vendus. Pas d’affolement donc.Depuis des mois, une baisse des prix des...
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