« Syngué Sabour », de Atiq Rahimi, avec Golshifteh Farahani
OLJ /
le 14 novembre 2013 à 00h00
Golshifteh Farahani, une femme qui se dévoile.
En 2008, l’écrivain Atiq Rahimi écrit le roman Syngué Sabour auquel on décernera cette même année le Prix Goncourt. Ce n’est que quelques années plus tard que son ami scénariste, parolier et conteur Jean-Claude Carrière le convainc de le mettre en film . « Qu’aurai-je apporté de plus à cette belle histoire ? », se demande Rahimi. La preuve en images. Le film débute avec un homme gisant immobile sur le sol de sa maison, les yeux ouverts. Il est apparemment dans le coma. Une femme le sert, le soigne en répétant ces lignes du Coran, « Al-Qahhar ». Au fil des instants qui passent et au son des bombes qui tonnent à l’extérieur, la femme voilée va se dévoiler. L’homme devient cette pierre de patience sur laquelle elle rejettera tous ses questionnements, ses soucis et sa solitude. Syngué Sabour est un film en huis clos qui peut avoir lieu en Afghanistan ou ailleurs. Il est porté par une jeune actrice merveilleuse, venue d’Iran, Golshifteh Farahani, découverte par Asghar Farhadi dans le film À propos d’Elly, et parle avec pudeur de la condition féminine dans cet Orient où soufflent très fort les vents extrémistes. Telle une succession de toiles – tantôt on devine du Georges de la Tour avec sa pénombre, tantôt Andrea Mantagna (le Christ mort) –, le film projette des images iconiques, sacrées. Le message est bien présent. L’histoire est universelle. Elle touche la femme dans son entité, son identité, et Atiq Rahimi a su transformer le langage littéraire en cinématographique. Sans embûches.
En 2008, l’écrivain Atiq Rahimi écrit le roman Syngué Sabour auquel on décernera cette même année le Prix Goncourt. Ce n’est que quelques années plus tard que son ami scénariste, parolier et conteur Jean-Claude Carrière le convainc de le mettre en film . « Qu’aurai-je apporté de plus à cette belle histoire ? », se demande Rahimi. La preuve en images. Le film débute avec un homme gisant immobile sur le sol de sa maison, les yeux ouverts. Il est apparemment dans le coma. Une femme le sert, le soigne en répétant ces lignes du Coran, « Al-Qahhar ». Au fil des instants qui passent et au son des bombes qui tonnent à l’extérieur, la femme voilée va se dévoiler. L’homme devient cette pierre de patience sur laquelle elle rejettera tous ses questionnements, ses soucis et sa solitude. Syngué Sabour est un film...
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