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Liban

Mansour : Ce n’est pas le 14 Mars qui décide de la représentation du Liban à Genève 2

La campagne de vaccination contre la polio commencera au Akkar aujourd’hui.

Le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, a affirmé hier qu’il représenterait le Liban, à la tête d’une délégation, à la conférence Genève 2, qui vise à trouver une solution à la crise syrienne. « Ce n’est pas aux forces du 14 Mars de trancher ce genre de questions », a-t-il ajouté, en référence à certaines critiques qui lui avaient été adressées par ce camp politique.
Lors d’une entrevue avec le journal as-Safir, M. Mansour a estimé que « ce camp peut s’opposer à tout ce qu’il veut et faire les commentaires qu’il désire, mais en fin de compte, la décision revient aux institutions et aux responsables au pouvoir ». Interrogé sur les raisons du retard de la conférence Genève 2, qui devait se tenir le 23 novembre, conformément à un accord entre les Américains et les Russes, le ministre l’a ramené aux dissensions au sein de l’opposition syrienne. « La période allant du 15 décembre au 15 janvier n’est pas propice, en raison des fêtes, a-t-il poursuivi. La conférence se tiendra donc avant le 15 décembre ou après le 15 janvier. »
M. Mansour a insisté sur le fait que « le Liban étant convaincu de la nécessité du dialogue en Syrie, il ne sera pas du côté d’une seule partie ». Pour lui, « la position arabe n’est plus aussi tranchée qu’elle ne l’était, puisque tous les pays, à l’exception d’un ou deux, sont désormais persuadés qu’il faut arrêter le bain de sang en Syrie ».
Il a toutefois affirmé qu’« il est naïf de penser que ce congrès signera la fin du président syrien Bachar el-Assad ». « Nous y allons pour trouver une solution politique qui convienne à tous, sinon pourquoi le président Assad y participerait-il ? Que personne ne croit que Genève 2 mettra fin au régime actuel, ce congrès s’efforcera de trouver une solution politique », a-t-il indiqué.

La question des réfugiés
Par ailleurs, la question des réfugiés syriens était hier, comme elle l’est le plus souvent, très présente dans l’actualité libanaise. Elle a été abordée par Derek Plumbly, représentant du secrétaire général des Nations unies au Liban, au cours d’un débat sur « les Nations unies et la stabilité des petits pays », qui avait lieu au Centre Issam Farès de l’AUB. M. Plumbly a ainsi estimé que « la crise syrienne est le plus grand facteur de déstabilisation au Liban actuellement ». « Les Nations unies et le Conseil de sécurité ont conscience des besoins du Liban et des dangers auxquels il fait face en raison de la crise syrienne », a-t-il dit. Il a souligné « l’importance de la participation de la communauté internationale et des pays concernés par l’aide aux réfugiés, qui arrivent en masse au Liban ».
Et d’ajouter : « Il y a actuellement 800 000 réfugiés syriens enregistrés auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), et quelque 50 000 réfugiés palestiniens de Syrie. Nous avons reçu de la communauté internationale la somme de 625 millions de dollars pour 2013, mais nous avons besoin d’un financement supplémentaire et d’une diversification des sources. Il faut que les pays donateurs assument leur part de l’aide aux réfugiés. Les agences onusiennes basées au Liban ont demandé une augmentation de leur budget consacré aux réfugiés et le nombre d’employés a augmenté également. »
Pour sa part, le ministère de la Santé s’apprête à mener une campagne de vaccination contre la polio, en deux étapes – du 8 au 12 novembre et du 6 au 16 décembre – pour les enfants libanais autant que syriens. Le ministre Ali Hassan Khalil a expliqué à Fadia el-Tabib de l’Agence nationale d’information que la découverte de cas en Syrie, dont dix au village de Deir ez-Zor, a poussé l’État libanais à prendre toutes ces précautions. Il a rappelé que le Liban est exempt de polio depuis 12 ans, selon les rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais les craintes de voir le virus réintégrer la société libanaise en raison de la croissance démographique et du flot de réfugiés a rendu ces mesures nécessaires, selon lui.

Un nouveau centre éducatif à Chebaa
Sur un autre plan, le ministère de l’Éducation a créé, au sein du Lycée officiel de Chebaa (Sud), un centre pour accueillir les élèves réfugiés de Syrie à Chebaa et dans le Arkoub. Il s’agit du premier de sept centres qui devront être équipés ainsi dans la région de Nabatiyeh. Ce centre a accueilli, dès son ouverture hier, plus de 350 élèves dans les cycles primaire et secondaire. Et ce nombre est appelé à augmenter.
Ali Fayeq, responsable de l’éducation à Nabatiyeh, a indiqué que le ministère a assuré le cadre professoral pour ces élèves, qui étudieront les matières essentielles en arabe et en langue étrangère suivant le cursus libanais. Il a ajouté que les salaires des enseignants et les besoins des élèves sont couverts par des dons.
Pour sa part, le Comité des habitants du Arkoub a publié hier un communiqué dans lequel il estime que « le nombre des réfugiés dans la région dépasse la capacité d’accueil ».
À Taalabaya, dans la Békaa, c’est un camp de réfugiés qui a été ouvert par l’Union des associations d’aide du Liban (Jamaa islamiya). Il s’agit de l’un des plus importants du Liban à cette date, comportant 88 tentes équipées, une école et une mosquée.

« Jabal el-Arab restera partisan d’une Syrie unie »
Entre-temps, la crise syrienne fait toujours rage, et une grande explosion a secoué récemment la zone druze de Jabal el-Arab, plus particulièrement la ville de Soueïda. Cette agression a été vivement dénoncée par le président du Parti démocratique libanais, le député Talal Arslane. « Soueïda restera à l’abri de tous les extrémismes, même si elle a été frappée par le terrorisme international aujourd’hui, a-t-il dit. Ses habitants aux appartenances confessionnelles si diverses ne seront pas entraînés dans un conflit communautaire. Et la décision de Jabal el-Arab restera en faveur d’une Syrie unie. »
Le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, a affirmé hier qu’il représenterait le Liban, à la tête d’une délégation, à la conférence Genève 2, qui vise à trouver une solution à la crise syrienne. « Ce n’est pas aux forces du 14 Mars de trancher ce genre de questions », a-t-il ajouté, en référence à certaines critiques qui lui avaient été adressées par ce camp politique. Lors d’une entrevue avec le journal as-Safir, M. Mansour a estimé que « ce camp peut s’opposer à tout ce qu’il veut et faire les commentaires qu’il désire, mais en fin de compte, la décision revient aux institutions et aux responsables au pouvoir ». Interrogé sur les raisons du retard de la conférence Genève 2, qui devait se tenir le 23 novembre, conformément à un accord entre les Américains et les Russes, le...
commentaires (3)

DU LAVAL "PUR" INDIGÈNE....

Antoine-Serge KARAMAOUN

08 h 47, le 08 novembre 2013

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Commentaires (3)

  • DU LAVAL "PUR" INDIGÈNE....

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 47, le 08 novembre 2013

  • SEUL ! LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE... VRAI LIBANAIS... DOIT REPRÉSENTER LE PAYS A GENÈVE ! PAS DE PLACE POUR CEUX QUI REPRÉSENTENT D'AUTRES PAYS...

    SAKR LOUBNAN

    08 h 20, le 08 novembre 2013

  • Il y a chez ce type là un côté totalement ridicule...je veux dire,il se croît vraiment ministre des affaires étrangères...chaque village a son idiot,chaque gouvernement aussi,c'est sûr!

    GEDEON Christian

    03 h 13, le 08 novembre 2013

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