"Il n'y a aucune divergence entre Israël et les Etats-Unis, entre le président (Barack Obama) et le Premier ministre (israélien), sur l'objectif d'empêcher l'Iran de se doter d'une arme nucléaire", a déclaré le porte-parole de l'exécutif américain, Jay Carney.
"Toutes les options restent sur la table pour parvenir à cet objectif", a ajouté M. Carney lors de son point de presse quotidien.
Plus tôt, M. Netanyahu avait estimé que l'adoption d'une proposition iranienne discutée à Genève où ont repris des négociations jeudi, serait une "erreur d'ampleur historique".
"Cette proposition permettrait à l'Iran de conserver la capacité de fabriquer des armes nucléaires. Israël y est totalement opposé", a déclaré M. Netanyahu lors d'une conférence d'institutions juives internationales.
L'Iran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne) se sont retrouvés jeudi à Genève pour négocier les termes d'un accord sur la question nucléaire, Téhéran estimant qu'une entente est "possible" dans la semaine.
Au coeur de ces discussions "extrêmement complexes", figure une proposition de l'Iran visant à donner des garanties sur son programme nucléaire controversé contre un assouplissement de sanctions économiques occidentales, selon les négociateurs.
M. Carney a expliqué jeudi que la "première étape concernerait les activités nucléaires les plus avancées, améliorer la transparence, pour que l'Iran ne puisse pas faire progresser son programme pendant les négociations, et ménager un délai nécessaire à la négociation d'un accord global".
"En échange de mesures concrètes et vérifiables (...) le P5+1 envisagerait un assouplissement ciblé et réversible (des sanctions) qui n'affecterait pas la structure centrale des sanctions", a encore indiqué le porte-parole américain, sans précision sur la nature des concessions attendues de Téhéran.
Israël, considéré comme la seule puissance atomique de la région, et les grandes puissances soupçonnent l'Iran de dissimuler un volet militaire derrière son programme nucléaire civil, malgré les démentis de Téhéran.
L'enrichissement d'uranium par l'Iran est au coeur des inquiétudes des pays occidentaux et d'Israël, qui craignent que l'uranium enrichi à 20% soit utilisé pour obtenir de l'uranium à 90% pour un usage militaire.
La Maison Blanche a aussi appelé le Congrès à lui laisser les mains libres dans les négociations avec Téhéran, alors que des élus des deux bords ont manifesté leur méfiance vis-à-vis des intentions de la république islamique.
Le sénateur républicain Bob Corker, en particulier, a évoqué un texte de loi qui limiterait le pouvoir de M. Obama d'accorder des exemptions aux sanctions.
"Il est important que le Congrès ne réserve sa capacité à légiférer qu'au moment le plus efficace, pour donner aux négociations actuelles du P5+1 les meilleures chances d'effectuer des progrès", a estimé M. Carney.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine