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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Notes positives après des discussions « complexes » à Genève

Selon Israël, accepter la proposition iranienne serait une erreur « d’ampleur historique ».

Les négociateurs occidentaux et iraniens lors des débats, hier à Genève. Fabrice Coffrini/AFP

Après des discussions « complexes » sur une proposition de l’Iran visant à donner des garanties sur son programme nucléaire controversé contre un assouplissement de sanctions économiques, les négociateurs ont prudemment évoqué des « progrès ».
« Nous faisons des progrès », a affirmé en début de soirée Michael Mann, le porte-parole de la diplomate en chef de l’Union européenne alors que quelques instants plus tôt, « la balle (était) dans leur camp », avait-il dit à propos des négociateurs iraniens.
Pour sa part, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, interrogé par CNN, a jugé hier qu’un accord qui « traiterait des préoccupations les plus immédiates qui ont été soulevées » était possible avant de clore les discussions ce soir. Il a par ailleurs exclu de stopper l’enrichissement d’uranium « dans son ensemble ». « Il n’y aura pas de suspension de l’enrichissement dans son ensemble mais nous pouvons traiter différentes questions qui sont sur la table », a affirmé le chef de la diplomatie iranienne.
Les 19 000 centrifugeuses installées par l’Iran lui permettent divers niveaux d’enrichissement, notamment à 20 %, étape qui peut permettre ensuite rapidement un enrichissement à 90 % nécessaire pour la fabrication d’une arme nucléaire.
Il a rappelé que l’Iran, en réponse aux exigences de la communauté internationale, avait suspendu l’enrichissement d’uranium de 2003 à 2005 sans obtenir de « résultats positifs ». M. Zarif a cependant refusé d’entrer dans les détails de la discussion « qui doivent se mener à la table de négociations ». « Nous sommes à une étape très délicate », a-t-il avoué. Avec l’élection du président Hassan Rohani, considéré comme relativement modéré, « il y a une occasion maintenant qui a été créée par le peuple iranien (...) et cette opportunité doit être saisie », a souligné le ministre.

Plus d’espoir qu’avant les négociations
Interpellé sur de nouvelles critiques du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qualifiant par avance « d’erreur d’ampleur historique » toute adoption de la proposition iranienne, le porte-parole de l’UE a souligné : « Notre mandat est clair, traiter du programme nucléaire iranien, aboutir à un accord, un bon accord, un accord indiscutable qui soit bon pour tous, qui lève les préoccupations de la communauté internationale quant à la nature de ce programme. » M. Mann a par ailleurs rappelé que, sur mandat de l’ONU, l’UE parle au nom des six puissances impliquées dans les discussions, les cinq membres du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) plus l’Allemagne.
Le chef des négociateurs iraniens Abbas Araghchi a indiqué qu’ils « commenceraient aujourd’hui à rédiger un protocole d’accord entre l’Iran et le groupe 5+1 ». « Il n’est pas clair combien de temps cela prendra. Il est trop tôt pour porter un jugement mais j’ai plus d’espoir qu’avant les négociations », a-t-il dit à la presse iranienne.
Pour la presse iranienne, M. Araghchi a affirmé que « la suspension de l’enrichissement est notre ligne rouge ». « L’enrichissement, c’est certain, va continuer en Iran », a ajouté M. Araghchi, cité par l’agence Isna.
Les négociateurs de l’Iran et des 5+1 se retrouvent pour essayer de sortir de près de dix ans de confrontation sur ce programme nucléaire, soupçonné par les Occidentaux, de donner à Téhéran la capacité de produire l’arme nucléaire. Au cas où un premier accord partiel serait trouvé, il y aurait un assouplissement « limité, ciblé et réversible » de sanctions qui pèsent lourdement sur l’économie iranienne, avait indiqué mercredi un responsable américain. Cela ne concernerait toutefois pas le noyau dur de ces sanctions,  celles visant les transactions bancaires et les ventes de pétrole.
« Cette proposition permettrait à l’Iran de conserver la capacité de fabriquer des armes nucléaires. Israël y est totalement opposé », a déclaré hier M. Netanyahu lors d’une conférence d’institutions
juives internationales. « Je crois que l’accepter est une erreur d’ampleur historique », a-t-il ajouté, en réaffirmant qu’Israël « se réserve toujours le droit de se défendre lui-même, par ses propres moyens, contre toute menace ».
Après ce signal d’alarme, la Maison-Blanche a assuré que les États-Unis et Israël partageaient le même « objectif » dans les négociations actuelles : « d’empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire », a déclaré le porte-parole de l’exécutif américain, Jay Carney.
(Source : AFP)
Après des discussions « complexes » sur une proposition de l’Iran visant à donner des garanties sur son programme nucléaire controversé contre un assouplissement de sanctions économiques, les négociateurs ont prudemment évoqué des « progrès ».« Nous faisons des progrès », a affirmé en début de soirée Michael Mann, le porte-parole de la diplomate en chef de l’Union européenne alors que quelques instants plus tôt, « la balle (était) dans leur camp », avait-il dit à propos des négociateurs iraniens. Pour sa part, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, interrogé par CNN, a jugé hier qu’un accord qui « traiterait des préoccupations les plus immédiates qui ont été soulevées » était possible avant de clore les discussions ce soir. Il a par ailleurs exclu de...
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