L’Argentin Palacio, l’un des joueurs-clés du nouveau sélectionneur Walter Mazzari. Actuel 4e, l’Inter Milan n’est qu’à 6 longueurs de l’infernal cadence imposée par le trio de tête. Olivier Morin/AFP
Rudi Garcia avait prévenu que la Juve et le Napoli tenaient aussi un rythme de champions. Les deux poursuivants de la Roma invincible ont gagné avant la semaine de Ligue des champions, et avant de s’affronter directement à Turin le 10 novembre.
La Juve a signé un troisième succès de rang depuis la défaite traumatique contre la Fiorentina (de 2-0 à 2-4), à chaque fois sans prendre de but, rassurant avant de recevoir le Real Madrid pour un match crucial.
Le succès à Parme est signé Paul Pogba (77), reprenant dans le but une frappe sur la barre de Fabio Quagliarella.
À Naples, impossible pour une araignée de tisser sa toile dans la lucarne droite de Mariano Andujar samedi soir. Deux frappes limpides au même endroit ont mis le match en pente douce pour le Napoli, la première de José Callejon du gauche des 25 mètres (15), la seconde de Marek Hamsik à l’entrée de la surface (20).
Pour la recrue espagnole, déjà buteur lors de la victoire à Marseille en Ligue des champions (2-1), comme pour le capitaine slovaque, il s’agit déjà du sixième but en série A cette saison.
Le Napoli s’est un peu assoupi et a encaissé un but en menant 2-0, Luca Castro marquant en pivot du gauche, mais n’a pas laissé échappé la victoire.
Balotelli passe à côté
Si la Juve et Naples ont montré toute leur maîtrise, le Milan, le troisième club italien engagé en Ligue des champions, a laissé lui voir son désarroi.
Les « Rossoneri » ont été logiquement battus par les Florentins. S’il joue comme cela contre le FC Barcelone, l’AC Milan risque gros.
Rapidement mené sur une frappe du gauche – dans la soirée des gauchers – sur coup franc de Juan Manuel Vargas, déviée par Mario Balotelli dans le mur, le Milan a couru en vain après le score.
Le Brésilien Kaka, fatigué, n’a pas pesé, et Balotelli est une fois de plus passé à côté de son match.
L’Espagnol Borja Valero a logiquement aggravé le score en fin de partie.
Massimiliano Allegri semble à court de solutions, sa défense a encore manqué d’aplomb et son équipe n’a pris qu’un point sur ses trois derniers matches.
La Fiorentina se rembourse pour sa part de sa défaite cruelle contre Naples (2-1), où elle avait déjà très bien joué, et grimpe à la cinquième place, juste derrière l’Inter mais à bonne distance de l’infernal trio de tête, 7 points derrière la Juve et Naples, et à 9 points de la Roma.
L’Inter progresse
L’Inter Milan a remporté une victoire probante à Udine (3-0) pour conforter sa quatrième place, hier pour la 11e journée de championnat d’Italie.
Après trois nuls, une
défaite et une victoire, l’Inter retrouve un rythme d’équipe de tête. Un but de la tête de Rodrigo Palacio, sur un coup franc de Saphir Taïder, et une volée d’Andrea Ranocchia, encore de la tête, ont vite mis à genoux l’Udinese.
En fin de match, Ricky Alvarez a donné de l’ampleur au score sur un contre.
L’Inter de Walter Mazzarri gagne en épaisseur à chaque journée. Elle n’a perdu qu’une seule fois cette saison, contre la Roma invincible (3-0 à San Siro), et seule la marche incroyable des équipes de tête la laisse si loin du podium, à six longueurs de Naples et de la Juventus Turin.
À la hauteur de l’Inter, l’étonnant promu Vérone continue son excellent début de saison, vainqueur de Cagliari (2-1) grâce notamment au cinquième but de la saison de l’increvable Luca Toni (36 ans).

