Le chargé d’affaires de l’ambassade des EAU expose un programme d’aide de son pays aux réfugiés syriens au Liban, qui a profité à 167 000 familles.
Le ministre a demandé « à tous les Libanais qui emploient des Syriens au noir de régulariser leur situation au plus vite », indiquant que des patrouilles allaient poursuivre les contrevenants.
Le sujet des réfugiés syriens figurait également au menu des discussions entre M. Nahas et Angelina Eichhorst, chef de la Délégation de l’Union européenne (UE) au Liban. La discussion a porté sur la possibilité de financer un plan d’aide au Liban en vue de limiter les répercussions de la crise syrienne au Liban.
C’est également de la crise des réfugiés qu’ont discuté Nigel Fisher, coordinateur régional des Nations unies pour les questions humanitaires, et Waël Abou Faour, ministre sortant des Affaires sociales, qui le recevait en son bureau. M. Fisher a insisté sur « l’importance de soutenir le Liban dans ses efforts pour faire face à la crise des réfugiés ». Il a indiqué qu’il travaillait à renforcer la coordination avec les autorités libanaises en vue d’améliorer l’infrastructure des services offerts aux réfugiés, ainsi que l’aide aux familles libanaises qui les accueillent et qui souffrent elles-mêmes de pauvreté.
« La discussion a porté sur le congrès qui aura lieu à Amman le 4 novembre et qui réunira les pays donateurs, les Nations unies et les pays qui accueillent ces réfugiés, pour discuter des aides à leur fournir », a précisé le responsable onusien.
Enfin, un grand congrès a été organisé hier par l’ambassade des Émirats arabes unis (EAU), parrainé par la Fondation humanitaire Khalifa, pour donner un aperçu du programme de soutien aux réfugiés syriens au Liban mis en place à l’initiative de l’émir de ce pays, cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane. Hamad Mohammad al-Jounaibi, chargé d’affaires de l’ambassade, a précisé que « plus de 137 000 familles ont profité de ce programme, dont le budget était de 20,25 millions de dollars, soit le plus important mis en place dans cet objectif au Liban ».
M. Jounaibi a parlé d’efforts qui se sont étalés sur trois mois, en vue d’identifier 160 points de présence des réfugiés, répartis sur tout le territoire libanais, de la frontière nord à la frontière sud.

