« Je n’ai pas pris l’habitude de répondre à la presse à scandale », souligne l’officier qui assure avoir consacré sa vie « à protéger ma nation et les Libanais des complots fomentés dans les salles obscures ». S’adressant à ceux qui contrôlent « ce type de presse », il a affirmé : « Les mensonges que vous fabriquez avant de les promouvoir ne pourront pas dissimuler la vérité qui vous concerne, le fait que vous formez des milices armées à la solde de l’axe syro-iranien. Vous et vos milices qui avez envahi Beyrouth et la montagne et semé la terreur à Tripoli. Quant à nous qui sommes les fils de l’État et des institutions, nous ne serons pas entraînés à revêtir vos chemises noires quoi que vous fassiez. »
« J’ai eu l’occasion d’être directement confronté, à partir du poste que j’occupais, aux rouages des salles obscures », a poursuivi le général Rifi. « J’ai vu comment les campagnes de dénigrement ont été lancées contre Rafic Hariri et les martyrs de la révolution du Cèdre, campagnes qui généralement précédaient les assassinats. Aujourd’hui, vous êtes en train de réitérer le même scénario », a-t-il dit, accusant implicitement ses adversaires de paver la voie à son assassinat. Et de leur promettre l’échec dans leurs tentatives visant « à semer le chaos à Tripoli en y implantant des groupuscules armés afin de l’assujettir ».
Réagissant au nom attribué par le quotidien à la milice présumée – « Les hommes libres de Tripoli » – qu’il est accusé de parrainer, l’officier affirme : « Nous sommes effectivement fiers de faire partie des hommes libres de Tripoli et du Liban. Mais ce que vous ne réalisez pas, c’est que ces hommes libres représentent des centaines de milliers pour la ville de Tripoli, et la majorité du peuple libanais. Les hommes libres ne se permettent pas de se constituer en brigades, à l’instar de celles que vous avez créées pour porter atteinte à la sécurité des gens et à leur dignité. »
S’adressant ensuite à l’État et aux responsables politiques, il a déclaré : « Tripoli n’attendra pas éternellement pour récupérer son droit à la sécurité et à la vie. Il est temps de prendre des décisions courageuses habilitant l’État à étendre son autorité sur l’ensemble de la ville. Il est également temps que le déploiement de l’armée et des forces de l’ordre – que nous soutenons à fond – devienne une réalité afin que la ville puisse reprendre une vie normale, en espérant que ce ne sera pas, une fois de plus, un simple répit en prélude à un nouveau round d’agressions contre la ville. »

