« Nous espérons que cela permettra le rétablissement du prestige de l’État dans son rôle de protecteur des citoyens et mettra fin au chaos armé, alimenté, financé et parrainé par des parties connues qui constituent le bras militaire et sécuritaire du régime syrien au Liban », a-t-il ajouté. Et de poursuivre : « Il convient de souligner que ceux qui font de la surenchère dans l’expression de leur attachement à l’armée et au rôle de l’État, et qui ont été dérangés lorsque nous avons affirmé que ni l’État ni l’armée ou les services sécurité ne devraient être de faux témoins de ce qui se passe à Tripoli, ne seront jamais attachés aux institutions autant que le courant du Futur qui, à aucun moment, n’a cherché à créer un État dans l’État ou une armée qui empiète sur l’armée nationale. »
Le bloc parlementaire du Futur a, de son côté, fait part de son inquiétude de voir les accrochages de Tripoli reprendre et que la trêve soit de courte durée, exhortant les services de sécurité à prendre les mesures nécessaires pour rétablir la stabilité dans la ville, et appelant à punir sévèrement les auteurs du double attentat qui avait visé le 23 août dernier deux mosquées dans la capitale du Liban-Nord, « après que les investigations eurent montré l’ingérence du régime syrien dans ce crime, aidé de ses agents locaux ».
Le député Ali Osseirane a, pour sa part, appelé le gouvernement démissionnaire à désarmer le Liban-Nord. « Tripoli est la ville de la coexistence », a-t-il affirmé, exhortant les leaders politiques de mettre un terme au bain de sang.
Même son de cloche du côté du député Hadi Hobeiche, qui a appelé à « une levée de la couverture politique protégeant tous ceux qui manipulent l’opinion publique, portent atteinte à la stabilité du Liban et pointent leurs armes contre l’armée et les forces de sécurité ».
L’ancien député Misbah Ahdab a quant à lui estimé que « le Hezbollah contrôle l’État et les institutions », et que « l’appareil armé de Jabal Mohsen existe toujours, même après l’entrée de l’armée dans le secteur », se déclarant surpris de voir que le Parti arabe démocrate poursuit son travail alors qu’il est impliqué dans les attentats de Tripoli.
Le coordinateur du courant du Futur à Tripoli, Moustapha Allouche, a assuré pour sa part que le régime syrien est derrière l’instabilité de Tripoli.
Moustapha Allouche s’était réuni hier avec les députés Samir el-Jisr, Bader Wannous et Mohammad Kabbara, et l’ancien directeur des FSI, le général Achraf Rifi, pour discuter de la situation sécuritaire à Tripoli. Ils ont appelé les habitants à étouffer la discorde « qui vise à cacher les indices des deux attentats dans les mosquées al-Taqwa et al-Salam ».
Mohammad Kabbara a enfin appelé à l’arrestation de Rifaat Ali Eid et des cadres de son parti, pour son implication dans les attentats. « L’accusé dans cette affaire est son chauffeur », a-t-il précisé.

