M. Fatfat a, par ailleurs, reproché au secrétaire général d’« aggraver son cas par son attitude hostile à l’égard des États arabes ».
« Il singe le populisme persan et abandonne tout lien avec les Arabes et l’arabité, au point de chercher à suggérer qu’il existe un lien entre l’affaire de la disparition de l’imam Moussa Sadr en Libye en 1978 et les États du Golfe », a-t-il dit.
Sur le dossier des prisonniers dans les geôles syriennes,
M. Fatfat a fait valoir que le secrétaire général du Hezbollah a « cherché à noyer le sujet dans les sables mouvants de l’affaire des disparus de la guerre civile au Liban et du conflit avec Israël ». « Son objectif, a-t-il souligné, est de clore le dossier pour servir le régime Assad. »
Enfin, au sujet du processus gouvernemental, le député a estimé que Hassan Nasrallah « a clairement montré à l’opinion publique qui est en train d’entraver la formation du gouvernement et qui pose des conditions rédhibitoires et contraires à la Constitution ».
De son côté, l’ancien député Moustapha Allouche, membre du bureau politique du courant du Futur, a estimé qu’en affirmant avoir fait une concession en acceptant la formule des « 9/9/6 » (neuf ministres pour le 14 Mars, neuf pour le 8 Mars et six pour les centristes), Hassan Nasrallah se montre « arrogant ».
« Il a déjà formé un gouvernement et celui-ci a échoué. S’il estime disposer de la majorité parlementaire, qu’il forme donc un nouveau cabinet. La loi est avec lui. Quant à nous, nous ne sommes pas contraints de couvrir des options dont nous ne sommes pas convaincus », a ajouté M. Allouche.
Fady Karam, député FL du Koura, a relevé « une mentalité répressive » chez le secrétaire général du Hezb derrière « l’appel à la modestie » adressé au 14 Mars. « Il s’agit d’une manœuvre destinée probablement à exploiter le climat d’entente présumée entre les États-Unis et l’Iran afin d’obtenir un gouvernement qui convienne au Hezbollah et à ses projets dans la région. Mais c’est une logique qui n’a rien de patriotique. En ce qui nous concerne, nous n’attendons pas les développements à l’extérieur pour prendre nos positions nationales. Nasrallah croit pouvoir faire pression sur nous en exploitant une situation régionale qu’il suppose être en sa faveur », a dit M. Karam.
Enfin, le chef de l’Option libanaise, Ahmad el-Assaad, s’est attardé sur l’appel de Hassan Nasrallah à une solution politique en Syrie. « Si le régime syrien était dans la situation du vainqueur militaire, sayyed Hassan, qui est le chef du groupe le plus important à combattre pour défendre ce régime, n’aurait pas appelé à une solution politique et au dialogue. »

