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Liban

Fatfat : Nasrallah se prend pour le « guide suprême » de la République

Commentant hier le discours prononcé la veille par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, Ahmad Fatfat, député de Denniyé, a estimé que ce dernier « s’est pris pour le guide suprême de la République libanaise (en référence au guide iranien Ali Khamenei), en adressant des reproches implicites au président de la République, Michel Sleiman, et des blâmes explicites au Premier ministre sortant, Nagib Mikati ».
M. Fatfat a, par ailleurs, reproché au secrétaire général d’« aggraver son cas par son attitude hostile à l’égard des États arabes ».
« Il singe le populisme persan et abandonne tout lien avec les Arabes et l’arabité, au point de chercher à suggérer qu’il existe un lien entre l’affaire de la disparition de l’imam Moussa Sadr en Libye en 1978 et les États du Golfe », a-t-il dit.
Sur le dossier des prisonniers dans les geôles syriennes,
M. Fatfat a fait valoir que le secrétaire général du Hezbollah a « cherché à noyer le sujet dans les sables mouvants de l’affaire des disparus de la guerre civile au Liban et du conflit avec Israël ». « Son objectif, a-t-il souligné, est de clore le dossier pour servir le régime Assad. »
Enfin, au sujet du processus gouvernemental, le député a estimé que Hassan Nasrallah « a clairement montré à l’opinion publique qui est en train d’entraver la formation du gouvernement et qui pose des conditions rédhibitoires et contraires à la Constitution ».
De son côté, l’ancien député Moustapha Allouche, membre du bureau politique du courant du Futur, a estimé qu’en affirmant avoir fait une concession en acceptant la formule des « 9/9/6 » (neuf ministres pour le 14 Mars, neuf pour le 8 Mars et six pour les centristes), Hassan Nasrallah se montre « arrogant ».
« Il a déjà formé un gouvernement et celui-ci a échoué. S’il estime disposer de la majorité parlementaire, qu’il forme donc un nouveau cabinet. La loi est avec lui. Quant à nous, nous ne sommes pas contraints de couvrir des options dont nous ne sommes pas convaincus », a ajouté M. Allouche.
Fady Karam, député FL du Koura, a relevé « une mentalité répressive » chez le secrétaire général du Hezb derrière « l’appel à la modestie » adressé au 14 Mars. « Il s’agit d’une manœuvre destinée probablement à exploiter le climat d’entente présumée entre les États-Unis et l’Iran afin d’obtenir un gouvernement qui convienne au Hezbollah et à ses projets dans la région. Mais c’est une logique qui n’a rien de patriotique. En ce qui nous concerne, nous n’attendons pas les développements à l’extérieur pour prendre nos positions nationales. Nasrallah croit pouvoir faire pression sur nous en exploitant une situation régionale qu’il suppose être en sa faveur », a dit M. Karam.
Enfin, le chef de l’Option libanaise, Ahmad el-Assaad, s’est attardé sur l’appel de Hassan Nasrallah à une solution politique en Syrie. « Si le régime syrien était dans la situation du vainqueur militaire, sayyed Hassan, qui est le chef du groupe le plus important à combattre pour défendre ce régime, n’aurait pas appelé à une solution politique et au dialogue. »
Commentant hier le discours prononcé la veille par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, Ahmad Fatfat, député de Denniyé, a estimé que ce dernier « s’est pris pour le guide suprême de la République libanaise (en référence au guide iranien Ali Khamenei), en adressant des reproches implicites au président de la République, Michel Sleiman, et des blâmes explicites au Premier ministre sortant, Nagib Mikati ».M. Fatfat a, par ailleurs, reproché au secrétaire général d’« aggraver son cas par son attitude hostile à l’égard des États arabes ».« Il singe le populisme persan et abandonne tout lien avec les Arabes et l’arabité, au point de chercher à suggérer qu’il existe un lien entre l’affaire de la disparition de l’imam Moussa Sadr en Libye en 1978 et les États du Golfe »,...
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