« La décision de libérer les prisonniers est une des décisions les plus difficiles que j’aie eu à prendre. Elle est injuste car ces terroristes sont relâchés avant d’avoir purgé leur peine. Mon cœur est avec les familles en deuil », avait affirmé lundi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Il a expliqué qu’il fallait « tenir compte du poids de la réalité », en faisant allusion à la promesse faite à Washington de relâcher des prisonniers afin de permettre la reprise du dialogue avec les Palestiniens. « Nous sommes obligés de manœuvrer sur un front international complexe », a-t-il plaidé en appelant les membres de son gouvernement – dont certains sont hostiles à la libération de « terroristes palestiniens » – à avoir « une vision à long terme ».
Le secrétaire d’État américain John Kerry, qui a imposé un black-out médiatique sur les pourparlers de paix auxquels il a ramené les deux parties fin juillet, a affirmé le 21 octobre à Paris que les négociations s’intensifiaient, faisant état de 13 rencontres. Mais un haut dirigeant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a déclaré hier que les pourparlers n’avaient « pas fait de progrès tangible », en déplorant que « l’actuelle position de négociation israélienne soit la pire depuis plus de 20 ans ». Israël « veut gagner du temps pour renforcer sa politique de colonisation et imposer une nouvelle réalité sur le terrain. Une telle position est de nature à miner les négociations de paix et détruire toute possibilité d’établir un État palestinien viable », a accusé le négociateur Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du Comité exécutif de l’OLP.
L’élargissement des 26 Palestiniens a déclenché les protestations des proches d’Israéliens tués dans des attentats. Lundi soir, quelque 2 000 Israéliens ont manifesté devant la prison d’Ofer, près de Jérusalem, où sont regroupés les prisonniers palestiniens, pour dénoncer leur remise en liberté. Un autre rassemblement de protestataires a eu lieu hier soir, à Ofer également. Comme attendu, la Cour suprême israélienne a rejeté dans la soirée un appel de familles de victimes d’attaques palestiniennes qui voulaient bloquer les libérations imminentes.
Les célébrations sur fond de chants nationalistes ont commencé à Ramallah, devant la Mouqata’a, le siège de la présidence palestinienne, dès la fin de l’après-midi d’hier. Là se pressaient des familles des détenus, encore sous le coup de la surprise, attendant impatiemment de revoir les leurs « après toutes ces longues années perdues en prison ».
(Source : AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Que Dieu nous garde cette resistance au Liban pour pas qu'on leur ressemble un jour , ya haram .
17 h 29, le 30 octobre 2013