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Moyen Orient et Monde - Espionnage Us

C’est au tour de Madrid !

Avec 60 millions d’appels téléphoniques, l’Espagne se joint aux rangs des surveillés.

Le président du comité de renseignement américain, Mike Rogers, à la sortie d’une réunion avec une délégation du Parlement européen en visite aux États-Unis pour traiter de la fâcheuse question de l’espionnage pratiqué par les USA en Europe.  Michael Mathes / AFP

L’Espagne a réclamé hier aux États-Unis des explications sur des écoutes téléphoniques présumées, tandis que la tempête provoquée par les écoutes de la NSA ne faiblissait pas même si Washington niait que Barack Obama ait été au courant d’une surveillance téléphonique d’Angela Merkel.
Selon le quotidien espagnol El Mundo, l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a récemment espionné plus de 60 millions d’appels téléphoniques, dont les communications de l’ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, en un mois en Espagne qui s’ajouterait ainsi à la longue liste des pays européens espionnés. Au cours d’un entretien, le secrétaire d’État espagnol pour l’Union européenne, Iñigo Mendez de Vigo, a « sommé les autorités des États-Unis », représentées par leur ambassadeur à Madrid, James Costos, « de fournir toutes les informations nécessaires sur les écoutes supposées réalisées en Espagne ».

La confiance ébranlée de l’Europe
Pendant ce temps, une délégation du Parlement européen est arrivée pour trois jours aux États-Unis, pour des discussions portant sur « l’impact des programmes de surveillance sur les droits fondamentaux des citoyens de l’UE, en particulier le droit à la vie privée ».
« Notre confiance est ébranlée », a déclaré l’Allemand Elmar Brok, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, à l’issue d’une rencontre avec des élus américains. « Il n’est pas acceptable, par exemple, que la chancelière Merkel et d’autres aient été espionnés pendant plus de 10 ans », a-t-il poursuivi.
Ainsi, la tempête provoquée par les écoutes de la NSA en Europe continuait hier d’alimenter la polémique dans les pays concernés, plus particulièrement en Allemagne, où les révélations sur l’espionnage présumé d’un téléphone portable de la chancelière ont créé un choc. Les députés allemands auront le 18 novembre une séance extraordinaire consacrée à cette affaire.
Le magazine Der Spiegel, qui avait révélé les soupçons du gouvernement fédéral à cet égard, a fait de nouvelles révélations ce week-end, écrivant que Mme Merkel était en fait écoutée depuis 2002, assurant par la même que le président Barack Obama était au courant depuis 2010 de ce programme d’écoute.
Dans un communiqué envoyé dimanche soir à l’AFP à Washington, la NSA a démenti ces dernières accusations. Hier, le Wall Street Journal affirmait quant à lui que les États-Unis avaient mis fin aux écoutes de la chancelière et d’autres dirigeants étrangers après que Barack Obama eut appris l’existence d’un tel programme.
Sans commenter ces dernières informations, la presse allemande continuait de se montrer virulente à l’égard des États-Unis. Dans un éditorial intitulé « L’ami écoute », faisant référence aux affiches de propagande de la Seconde Guerre mondiale, invitant les citoyens à rester sur leurs gardes car « l’ennemi écoute », le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung assimilait les États-Unis à « une puissance d’occupation numérique ».
La classe politique, pour scandalisée qu’elle apparaisse, peinait à tirer des conséquences claires de cette crise. Pour le moment, l’Allemagne compte envoyer cette semaine aux États-Unis une délégation de hauts représentants de ses services de renseignements afin d’ « avancer dans les discussions avec la Maison-Blanche et la NSA sur les allégations récemment évoquées », selon le porte-parole adjoint de la chancelière, Georg Streiter. Affaire à suivre.

(Source : AFP)
L’Espagne a réclamé hier aux États-Unis des explications sur des écoutes téléphoniques présumées, tandis que la tempête provoquée par les écoutes de la NSA ne faiblissait pas même si Washington niait que Barack Obama ait été au courant d’une surveillance téléphonique d’Angela Merkel.Selon le quotidien espagnol El Mundo, l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a récemment espionné plus de 60 millions d’appels téléphoniques, dont les communications de l’ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, en un mois en Espagne qui s’ajouterait ainsi à la longue liste des pays européens espionnés. Au cours d’un entretien, le secrétaire d’État espagnol pour l’Union européenne, Iñigo Mendez de Vigo, a « sommé les autorités des États-Unis », représentées par leur...
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