L’ancien PM Siniora en tournée à Saïda,hier. Photo ANI
« Nous avons déjà expliqué à plusieurs reprises que dans le cadre de la régulation de l’activité des pouvoirs constitutionnels, ainsi que de la coopération tout autant que de la séparation de ces pouvoirs, et aussi en vertu d’une coutume qui a prévalu durant de longues années, il ne peut y avoir d’activité de législation en l’absence du pouvoir exécutif », a-t-il déclaré.
« Il ne s’agit pas ici d’une agression contre le pouvoir législatif, simplement d’un principe constitutionnel qui veut que le pouvoir exécutif puisse être présent pour être questionné, pour pouvoir répondre et, éventuellement, pour pouvoir contester », a-t-il ajouté.
Et de poursuivre : « Certains nous disent que l’accord de Taëf a été approuvé par le Parlement en l’absence d’un gouvernement. Tout d’abord, il y avait à l’époque deux gouvernements, et ensuite, il y avait une urgence extrême. L’histoire du pays montre qu’à plusieurs reprises, on a passé des législations revêtant un caractère d’urgence. Cela est donc possible, et en ce qui nous concerne, nous ne sommes absolument pas opposés à un accord sur des sujets bien définis à condition qu’ils revêtent un caractère d’urgence. Nous tendons la main à tous nos collègues au Parlement et au président de la Chambre afin de parvenir à un accord sur ce point. C’est comme cela que nous pourrons avancer. »
« Nous sommes contre la paralysie des institutions. Ce n’est pas à nous que l’on peut reprocher le sabotage », a-t-il encore dit.
Au sujet du processus gouvernemental, M. Siniora a de nouveau réclamé un cabinet « homogène » qui serait formé de personnes non liées organiquement à des partis politiques.
« Nous devons tous faire des concessions pour le Liban », a-t-il dit, soulignant que le gouvernement qui convient à l’heure actuelle « ne devrait pas avoir à traiter des dossiers litigieux, lesquels devraient être laissés au dialogue national, à condition que tout le monde s’engage à mettre en œuvre les accords conclus dans le cadre de ce dialogue ».
Par ailleurs, à en croire l’agence al-Markaziya, une délégation du 14 Mars conduite par M. Siniora devrait se rendre incessamment à Paris pour y rencontrer le chef du courant du Futur, Saad Hariri.
Selon l’agence, le vice-président de la Chambre, Farid Makari, se trouvait chez M. Hariri il y a quelques jours. Invité à commenter la question du boycottage de la séance législative de la Chambre, M. Makari a dit : « J’aurais souhaité que M. Berry profite de l’élection du bureau de la Chambre pour convoquer celui-ci à une réunion non pas pour revenir sur sa décision, mais pour parvenir à un accord » avec le 14 Mars.

