Combats à grande échelle entre armée et rebelles du M23
OLJ /
le 26 octobre 2013 à 00h35
De violents combats opposaient hier l’armée congolaise et les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), quatre jours après la suspension des pourparlers entre Kinshasa et la rébellion. Les affrontements ont commencé dans la nuit de jeudi et se poursuivaient hier à Kanyamahoro, près de Kibumba, au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l’Ouganda. Ils ont provoqué la fuite de nombreux civils. Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir lancé les hostilités. Selon un officier supérieur de l’armée, les combats sont « intenses ». Un habitant de Goma a affirmé qu’on pouvait entendre de chez lui le bruit des détonations. « Ça s’est un peu calmé », a indiqué toutefois un officier de la Mission des Nations unies (Monusco). Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont reçu le soutien de la brigade d’intervention de l’ONU et « poursuivent » le combat, a-t-il ajouté, sans préciser la nature exacte du soutien onusien. Selon cette même source, ces combats, les premiers depuis la suspension des pourparlers entre les deux parties dans la nuit de dimanche à lundi, sont d’une toute autre nature que les divers accrochages ayant perturbé la trêve observée (et globalement respectée) depuis le 30 août. Une offensive conjointe des FARDC et des Casques bleus contre le M23 avait alors fait reculer le front d’une quinzaine de kilomètres. Hier, des engins explosifs sont tombés en territoire rwandais. L’origine des tirs est indéterminée, les deux belligérants étant tout proche de la frontière. L’ambassadeur du Rwanda auprès de l’ONU a très vite réagi, menaçant d’une « opération chirurgicale » en RDC si de nouveaux engins explosifs tombent au Rwanda. Fin août, plusieurs obus s’étaient ainsi abattus du côté rwandais à la faveur des combats, provoquant une vive réaction de Kigali qui avait menacé d’intervenir directement sur le sol congolais. L’ONU avait ensuite accusé le M23 d’être à l’origine de ces tirs. (Source : AFP)
De violents combats opposaient hier l’armée congolaise et les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), quatre jours après la suspension des pourparlers entre Kinshasa et la rébellion. Les affrontements ont commencé dans la nuit de jeudi et se poursuivaient hier à Kanyamahoro, près de Kibumba, au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l’Ouganda. Ils ont provoqué la fuite de nombreux civils. Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir lancé les hostilités.Selon un officier supérieur de l’armée, les combats sont « intenses ». Un habitant de Goma a affirmé qu’on pouvait entendre de chez lui le bruit des détonations. « Ça s’est un peu calmé », a indiqué toutefois un officier de la Mission des Nations unies (Monusco). Les...
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