Le médiateur international Lakhdar Brahimi a poursuivi sa tournée régionale hier en Jordanie, où il a rencontré le roi Abdallah II. Photo AFP
Le président de la Coalition de l’opposition syrienne, Ahmad Jarba, présent à la réunion, a répété que M. Assad ne pouvait en aucun cas faire partie d’une transition et exigé la mise en place au préalable de « corridors humanitaires » pour plusieurs secteurs assiégés et la libération « des femmes et enfants détenus » par le régime. La Coalition doit débattre début novembre de sa participation à la conférence, alors que le président Assad a affirmé lundi que les conditions n’étaient « pas encore réunies » pour garantir le succès des négociations. M. Assad a aussi annoncé qu’il était prêt à se présenter à l’élection présidentielle à l’issue de son mandat actuel en 2014. Hier, le régime syrien a réaffirmé qu’aucune partie étrangère ne serait impliquée dans les décisions concernant l’avenir et la direction du pays. « Seuls les Syriens peuvent choisir leur dirigeant et décider du présent et de l’avenir de la Syrie. Le peuple syrien ne permettra à aucune partie étrangère de se substituer à lui pour choisir son gouvernement et déterminer ses pouvoirs et ses tâches », a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié par l’agence SANA.
Dans le cadre des efforts de l’ONU pour préparer cette conférence dite Genève 2 et déjà maintes fois reportée, le médiateur international Lakhdar Brahimi a poursuivi sa tournée hier en Jordanie, où il a répété que seule une « solution politique » pouvait mettre fin au « cauchemar » en Syrie. Il tiendra en outre, début novembre, avec des responsables américains et russes une nouvelle réunion pour préparer cette conférence visant à trouver une issue à un conflit qui a fait plus de 115 000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), et poussé des millions de personnes à fuir leur foyer.
Un calendrier clair
Sur le terrain, des militants se sont montrés dubitatifs quant aux résultats de la réunion de mardi. « Nous avons besoin d’engagements écrits (...). Nous avons besoin de garanties internationales sur le départ d’Assad et d’un calendrier clair pour y aboutir », a déclaré Wassim, qui habite Mouadamiyat al-Cham.
Cette banlieue de Damas, assiégée depuis près d’un an et touchée fin août par une attaque chimique ayant fait des centaines de morts, était encore hier le théâtre de combats intenses entre rebelles et soldats, selon des militants. Dans la capitale, les rebelles ont bombardé deux grandes places de Damas faisant 5 morts et 22 blessés, selon l’OSDH. Dans les faubourgs de Damas, l’armée syrienne a resserré son étreinte autour de plusieurs villages tenus par les insurgés dans la Ghouta orientale, ont annoncé des humanitaires. Depuis plusieurs jours, ni vivres ni médicaments ne parviennent dans ces zones, l’armée gouvernementale contrôlant toutes les voies d’accès. En outre, une attaque menée par les rebelles près de Damas contre un gazoduc alimentant une centrale électrique a provoqué une coupure de courant en Syrie, a annoncé le ministre de l’Électricité, Imad Khamis, cité par l’agence SANA. Dans la nuit, un attentat à la voiture piégée a visé un barrage de l’armée dans le quartier de Doumar à Damas, faisant des victimes parmi les soldats. Plus au sud, des combats dans la région de Quneitra, près du plateau du Golan, ont fait « 20 morts et blessés » parmi les forces du régime, toujours selon l’OSDH. Et dans la province de Homs, des combattants rebelles et jihadistes, s’affrontant par moments, ont pris hier des positions de l’armée et progressé vers un important dépôt d’armes près de Mahin, rapporte encore l’OSDH. Des rebelles se sont aussi emparés d’un puits de gaz dans la localité voisine de Sadad, ajoute l’OSDH, précisant que des affrontements avaient aussi eu lieu entre rebelles et jihadistes.
Enfin à La Haye, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, chargée avec l’ONU de superviser la destruction de l’arsenal chimique syrien, a annoncé s’attendre à recevoir dans les prochaines 24 heures le programme de Damas pour cette entreprise, plusieurs jours avant la date butoir. La Norvège a annoncé étudier une demande américaine en vue de détruire sur son sol une partie des armes syriennes.
(Sources : agences)


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UNE SOLUTION NÉGOCIÉE AVEC GOUVERNEMENT DE TRANSITION ET ÉLECTIONS... DONNANT AUX OPPOSANTS LE TEMPS DE FORMER LEURS PARTIS... Où TOUS PARTICIPERAIENT, SOUS CONTRÔLE INTERNATIONAL, APRÈS AVOIR VIDÉ LE PAYS DE TOUTES LES ORGANISATIONS ET MERCENAIRES ÉTRANGERS, DES DEUX CÔTÉS,... ET C'EST LÀ LE VRAI PROBLÈME ! QUI NETTOYERA LES ÉCURIES D'AUGIAS ?
11 h 33, le 25 octobre 2013