N’Sakala a même réussi la performance de reléguer sur le banc le Belge Olivier Deschacht qui était indéboulonnable au poste d’arrière-gauche ces dix dernières années. Le Français aux origines congolaises, acquis à Troyes pour 1,2 million d’euros, peut se targuer de totaliser 100 % de temps de jeu tant en championnat qu’en Ligue des champions. Après deux soirées de C1, N’Sakala est l’Anderlechtois qui a donné le plus de passes et aucun joueur de la compétition n’a réussi plus de tacles que lui. Des statistiques qu’il aimerait confirmer mercredi face au PSG, « le club qui (lui) a donné envie de devenir footballeur professionnel ».
« J’ai grandi à Paris et toutes mes jeunes années ont été bercées par les exploits du Paris Saint-Germain à l’époque des Rai, Ronaldinho et autre Pauleta, explique-t-il mardi dans la presse belge. J’ai dû quitter la capitale pour rejoindre le centre de formation de Troyes, mais je suis resté fan du PSG. »
Un club que le joueur a affronté à deux reprises (2 défaites) la saison dernière en Ligue 1 avec Troyes et que le gaucher retrouvera mercredi « avec une certaine appréhension ».
« C’est normal lorsque l’on rencontre un adversaire aussi fort alors que l’on vient de perdre face à Benfica (2-0) et l’Olympiakos (0-3) », note le joueur de 23 ans qui espère que les stars parisiennes se déplaceront à Bruxelles « en se disant que c’est gagné d’avance ».
« De notre côté, le fait d’avoir tout à gagner pourrait nous libérer. Mais je suis réaliste et je sais que ce sera extrêmement compliqué contre Ibrahimovic, Cavani et mon ami Matuidi. »
Car entre Blaise Matuidi, le milieu international du PSG, et N’Sakala, il existe « une vraie amitié » qui date de leur époque commune à l’Estac.
« Retrouver Matuidi en Ligue des champions, c’est un rêve », dit-il au journal Le Soir.
Ailier de formation avant d’être placé en défense par son entraîneur à Troyes Jean-Marc Furlan, il n’a jamais marqué un seul but depuis ses débuts pro en 2008. Débloquer son compteur mercredi ne serait évidemment pas pour lui déplaire. Cela permettrait à ce joueur méconnu en France de marquer quelque peu les esprits. S’il compte une sélection avec les espoirs français, N’Sakala est cependant suffisamment réaliste pour se savoir assez éloigné d’une sélection en bleu.
« Le Congo s’intéresse à moi. Je ne ferme pas la porte », assure celui dont le père est un ex-international congolais.
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