Une parente de l’une des quatre victimes tuées dans une église pleure son être cher perdu. Khaled Desouki/AFP
Les coptes, qui représentent 10 % des 85 millions d’Égyptiens, se disent de longue date marginalisés dans le plus peuplé des pays arabes. Ils ont été à plusieurs reprises la cible d’attaques, mais il s’agit du premier attentat à les viser dans la capitale depuis la destitution le 3 juillet de Mohammad Morsi par l’armée, après des manifestations d’une ampleur inédite réclamant son départ.
Le Premier ministre Hazem Beblawi a condamné l’attentat comme « un acte criminel méprisable » et assuré que les forces de sécurité recherchaient les assaillants. « Des actes aussi terribles ne parviendront pas à diviser musulmans et chrétiens », a-t-il ajouté. Les Frères musulmans ont déploré l’attaque et accusé les autorités « d’ignorer des actes délibérés d’incendies criminels, de vandalisme et de meurtres ». La France s’est dit de son côté « vivement préoccupée par les nombreuses violences qui, notamment depuis le mois d’août, visent les coptes ».
Hier dans l’après-midi, des milliers de personnes ont participé aux funérailles des quatre victimes. Au milieu des fidèles à l’étroit dans l’église de la Vierge, des prêtres brandissaient d’imposantes croix. Autour d’eux, la foule portant les cercueils scandait des slogans réclamant la justice et jurait de « défendre la croix ».
D’autre part, un groupe jihadiste basé dans le Sinaï, Beit Ansar al-Maqdess, qui dit s’inspirer d’el-Qaëda, a revendiqué hier l’attentat à la voiture piégée qui a visé samedi un bâtiment militaire à Ismaïliya, sur le canal de Suez, et menacé les forces de l’ordre d’autres attaques.
(Source : AFP)


et on assistera comme d'hab au défilé de la cohorte de "gentils" musulmans qui viennent présenter leurs condoléances et assurer les chrétiens de leur fraternité...jusqu'au prochain massacre.Il n'y a pas de fraternité...il n'y a que des preuves de fraternité.
15 h 15, le 22 octobre 2013