Le mufti Kabbani entouré de fidèles à la mosquée. Il a fortement critiqué la classe politique dans son prêche. Photo Sami Ayad
avions espéré qu’ils bâtiraient un véritable État. Au lieu de cela, dans leurs prestations, ils ont brisé tous les tabous. Ils ont participé, même sans s’en rendre compte, à la destruction de l’État, et ont gelé la démocratie qu’ils encensent pourtant dans leurs discours. »
Le cheikh Kabbani a déploré que les Libanais n’aient plus d’autre choix, pour avoir une vie digne, que d’émigrer « au péril de leur vie,
comme pour nos fils du Akkar (NDLR : dont des dizaines d’immigrés clandestins sont morts dans un accident de bateau en Indonésie), ou de mourir d’une mort lente dans ce pays ». « Dans les circonstances difficiles que nous vivons actuellement, les fêtes sont une occasion de retrouver notre unité perdue, dans les actes et non simplement dans les paroles ou par les slogans creux, a-t-il ajouté. Rien ne divise les Libanais plus que leurs hommes politiques, dont certains ont fait allégeance à l’Ouest, d’autres à l’Est. Or les deux camps n’ont à cœur que leurs intérêts. Tant et si bien que nos pays sont désormais ouverts à toutes les convoitises et aux projets colonisateurs. »
Le mufti a enfin appelé les Libanais, et les Arabes en général, à « se méfier du projet du nouveau Moyen-Orient, qui est un plan de partition des pays sur une base confessionnelle, avec Israël pour principal colonisateur ».



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JE ME DEMANDE PARFOIS S'IL Y A DES LIBANAIS AU LIBAN. IL Y A DES CITOYENS QUI SONT DE TOUTES LES NATIONALITÉS POSSIBLES DE LA TERRE AVANT D'ÊTRE... ET SI.... SI... ILS SONT.... DES LIBANAIS ! ET QUI FONT LE MALHEUR DE CE PAUVRE PAYS.
10 h 29, le 19 octobre 2013