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Moyen Orient et Monde

Le Liban et l’OIAC

Le Liban est devenu membre de l’OIAC le 20 décembre 2008. Notre contribution annuelle au budget de l’organisation (aux alentours de 70 millions d’euros) s’élève à peu près à 30 000 euros. Le Liban a formellement établi son Autorité nationale en août 2012. Cette structure est chargée de coordonner les activités des différentes administrations concernées par la mise en œuvre de la convention. Présidée par une magistrate, Marie-Denise Meouchi, l’Autorité nationale libanaise regroupe des représentants des ministères de la Défense, de l’Industrie, des Finances, des Affaires étrangères, etc. Elle sert aussi de point focal à l’organisation dans ses correspondances avec l’État libanais. Elle a notamment joué un rôle pour faciliter le passage par le Liban des équipes des inspecteurs à pied d’œuvre en Syrie depuis septembre.
Le Liban a déclaré n’avoir jamais possédé d’armes chimiques ; cependant, l’OIAC se réserve le droit de dépêcher des inspecteurs sur le territoire libanais, au cas où des allégations relatives à la possession ou à l’utilisation d’armes chimiques seraient soumises devant ses instances exécutives à La Haye.
Le premier directeur général de l’organisation était de nationalité brésilienne : M. Boustani, un nom qui fleure bon le Liban. L’OIAC ne compte pas de Libanais parmi ses quelque 500 employés, mais elle emploie un Libanais détenteur de la nationalité finlandaise : Karim Mahmoud Hammoud est aujourd’hui un des senior legal officers de l’organisation. Ce cadre quadragénaire est sans doute le plus primé des Libanais par le comité Nobel. Il a déjà œuvré aux côtés de Mohammad el-Baradei, alors directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), lauréat du prix Nobel de la paix en 2005. Avec ce deuxième prix attribué à l’OIAC, Karim Hammoud est distingué pour la deuxième fois. Une distinction largement méritée, aux dires de ceux qui ont eu l’occasion de connaître sa maîtrise du droit international, plus particulièrement dans le domaine du désarmement.

 

T. N.

Le Liban est devenu membre de l’OIAC le 20 décembre 2008. Notre contribution annuelle au budget de l’organisation (aux alentours de 70 millions d’euros) s’élève à peu près à 30 000 euros. Le Liban a formellement établi son Autorité nationale en août 2012. Cette structure est chargée de coordonner les activités des différentes administrations concernées par la mise en œuvre de la convention. Présidée par une magistrate, Marie-Denise Meouchi, l’Autorité nationale libanaise regroupe des représentants des ministères de la Défense, de l’Industrie, des Finances, des Affaires étrangères, etc. Elle sert aussi de point focal à l’organisation dans ses correspondances avec l’État libanais. Elle a notamment joué un rôle pour faciliter le passage par le Liban des équipes des inspecteurs à pied d’œuvre...
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