Leader confortable du championnat du monde, Sebastian Vettel peut décrocher ce week-end son quatrième titre de champion du monde consécutif en F1. Toru Yamanaka/AFP
Sur le tracé en grand huit de Suzuka, les qualités de la Red Bull RB9 et le talent de son pilote allemand, qui a remporté huit des 14 manches déjà disputées en 2013, ont encore une fois fait merveille. Et seul Webber, le futur retraité de la F1, a réussi à s’approcher à moins de deux dixièmes de seconde du triple champion du monde en titre.
Derrière les deux Red Bull, le 3e chrono a donc été l’œuvre de Rosberg, victorieux à Monaco et Silverstone, alors que Kimi Räikkönen (Lotus), auteur du 4e temps devant son coéquipier Romain Grosjean, a fini dans le bac à sable, une demi-heure avant la fin de la séance. « Iceman » a quand même eu le temps de boucler 17 tours avant de perdre le contrôle de sa Lotus.
« C’est un circuit très compliqué, avec beaucoup de courbes à haute vitesse, donc quand on fait une erreur, elle se voit beaucoup plus. On a des pneus qui ne sont pas simples à conduire sur ce circuit, et il y avait beaucoup de vent, qui faisait changer l’équilibre des voitures », a dit Grosjean une heure après la fin de la séance.
Cette heure, Grosjean et tous ses camarades de jeu l’ont passée à faire un premier « debriefing » à chaud avec les ingénieurs, puis la soirée allait être longue pour trouver « le meilleur compromis de réglages », même si « les sensations ne sont pas bonnes ».
Le but de Grosjean et consorts ? Être aussi rapides aujourd’hui en qualifications que demain en course, sur un tracé de 5,8 km où les pneus Pirelli, durs ou medium, sont soumis à « des contraintes énormes », selon Grosjean : « On demande trop d’énergie aux pneus par rapport à ce qu’ils sont capables d’encaisser. »
Kobayashi en spectateur
Deux autres pilotes réputés « chauds » ont fini dans le bac à sable. Le Vénézuélien Pastor Maldonado (Williams) a fait coup double, perdant une roue le matin et terminant dans le mur de pneus l’après-midi, après six tours seulement. Le Mexicain Sergio Pérez (McLaren), plutôt à l’aise le matin (9e chrono), n’a bouclé que huit tours l’après-midi, piégé comme beaucoup d’autres sur le grand huit nippon.
Un autre champion du monde, Fernando Alonso (Ferrari), a lui aussi exécuté une jolie figure en marche arrière sur plusieurs mètres et terminé la séance au 10e rang. Juste devant lui au classement, Jenson Button (McLaren), vainqueur à Suzuka en 2011, est coiffé ce week-end d’un casque spécial, avec drapeau japonais et dragons incorporés.
Le Japonais Kamui Kobayashi, ex-pilote Sauber F1 reconverti en GT chez Ferrari, était monté sur le podium l’an dernier à Suzuka. Il a assisté à cette séance et devait participer ce week-end à une séance d’autographes pour ses nombreux fans.
Côté français, Jules Bianchi a abîmé hier matin le châssis de sa Marussia en tapant dans le mur de pneus après avoir coincé son bras gauche entre le baquet et le cockpit en plein virage. Du coup, il n’a pas pu participer à la 2e séance et reprendra le volant samedi matin pour les derniers essais libres puis les qualifications prévues en début d’après-midi.
Cette journée ensoleillée s’est terminée par une triste nouvelle, celle du décès de Maria de Villota dans un hôtel de Séville, à 33 ans. La pilote espagnole avait perdu un œil en juillet 2012, sur un aérodrome anglais, dans un accident effrayant alors qu’elle réalisait son rêve : piloter une Marussia de F1.
(Sources : agences)
Amende de 60 000 euros pour l’écurie Williams
L’écurie Williams de formule 1 a été condamnée à payer une amende de 60 000 euros pour avoir mal serré la roue arrière gauche de la monoplace du Vénézuélien Pastor Maldonado pendant la première séance d’essais libres du GP du Japon, hier matin.
La direction de course, après avoir interrogé les responsables de l’écurie, a estimé que la roue avait été mal fixée dans le stand, malgré les dispositifs de sécurité supplémentaires imposés depuis un incident similaire sur la Red Bull de Mark Webber aux essais du GP d’Allemagne, quand un cameraman avait été blessé.
Le fait de ne pas avoir bien fixé et serré la roue a été qualifié de « grave problème de sécurité » par les commissaires de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), après avoir aussi examiné la monoplace anglaise et les pièces défectueuses au niveau de la roue baladeuse. Maldonado, qui n’a marqué qu’un point cette saison, a perdu sa roue dans le virage de Spoon, et celle-ci est heureusement partie directement dans un mur de pneus, sans toucher personne, avant d’être récupérée par des commissaires de course.

