Hier matin, les joueurs et le staff de l’équipe de France se sont prêtés de bonne grâce à la traditionnelle photo officielle de la saison. Franck Fife/AFP
Devenu un quatrième choix au PSG derrière les Brésiliens Thiago Silva, Alex et la dernière recrue Marquinhos, arrivé pour un peu plus de 31 millions d’euros, Sakho a rejoint Liverpool où l’entraîneur, Brendan Rodgers, lui a rapidement fait confiance.
Cinq titularisations plus tard, le défenseur central de 23 ans (14 sélections) a été rappelé par Didier Deschamps qui avait fait sans lui en août et en septembre puisqu’il ne jouait pas à Paris.
Les changements de club sont une norme, mais Mamadou Sakho n’était pas un Parisien comme un autre, promu capitaine à 17 ans d’une équipe que l’entraîneur d’alors, Paul Le Guen, avait voulu secouer, érigé en symbole de la formation par les propriétaires qataris ensuite.
« C’est un très gros changement pour moi, moi qui suis natif de Paris, ai vécu dans différents arrondissements de la capitale, qui n’ai jamais bougé », a-t-il reconnu hier à Clairefontaine où les Bleus sont réunis avant les matches contre l’Australie, demain, et la Finlande, mardi.
« Pour moi, j’ai pris mon indépendance, comme si je vivais chez mes parents et que j’avais pris mon appart’ tout seul », a-t-il ajouté en riant.
« La concurrence n’est pas un problème »
Sakho, qui retrouvera le Parc des Princes demain, sait que le PSG lui sera toujours collé à la peau, mais il a su faire le choix de quitter le nid et son confort pour prendre son envol en ayant en tête de montrer qu’il était plus qu’une doublure.
« J’ai toujours assumé le fait d’être le “titi” parisien. Ça, personne ne peut rien y faire et personne ne pourrait changer ce truc-là », a-t-il dit.
« On utilise les joueurs par rapport à leur image, ce qu’ils représentent au club. J’ai voulu casser ce truc-là avec Paris pour prouver, montrer. À partir du moment où mon travail n’était pas récompensé, j’ai préféré prendre une décision. »
« J’ai toujours été le même, je n’ai jamais douté de moi malgré les choix qui ont été faits. Pour preuve, j’ai pris la décision d’aller prouver ailleurs. »
Le maximum
À Anfield Road, Sakho a connu de premiers pas délicats contre Swansea, mais a vite gagné le cœur du très réputé Kop de supporters qui l’a salué chaleureusement le week-end dernier.
« Ça fait chaud au cœur. Pour moi, les débuts ont été logiquement compliqués. (...) C’est normal d’avoir un temps d’adaptation, je me sens mieux au fil du temps », a-t-il dit.
« Ça a été rapide, quatre, cinq matches pour comprendre le style de jeu anglais. Je travaille pour et ça se passe bien. »
S’il a quitté le PSG pour « le plus grand championnat du monde » parce qu’il ne jouait plus, Mamadou Sakho n’a aucune garantie de porter le maillot des Bleus, où il dispute une place à Éric Abidal, Laurent Koscielny et Raphaël Varane.
Mais sa confiance paraît désormais inébranlable et cet habitué des listes de Didier Deschamps ne pense pas subir le préjudice d’une absence qui a coïncidé avec le retour d’Abidal, en août.
« Pour tout joueur de haut niveau, la concurrence n’est pas un problème », a-t-il affirmé.
« On a grandi dans ça, j’en ai toujours eu, j’en aurai toujours, et je le sais. Après (avoir pris) du retard ? Pas du tout. Tous les matches que j’ai faits avec l’équipe de France, j’ai donné le maximum. Il y a des joueurs de qualité à ce niveau-là, tant mieux. »
(Sources : agences)


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