C’est une première dans les annales des Assemblées générales des Nations unies de voir un groupe, sous la présidence du secrétaire général et formé des ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et de plusieurs personnalités éminentes internationales, en présence du chef de l’État, M. Michel Sleiman, se réunir sous le nom de « Groupe d’appui et de soutien » créé pour aider un pays membre, le Liban. Cette initiative venant de la plus haute instance internationale peut non seulement venir en aide au Liban au sujet des réfugiés syriens, qui y arrivent en nombre de plus en plus croissant, mettant le pays à rude épreuve dans plusieurs domaines, notamment financier, économique, commercial, éducatif, structurel, touristique et démographique, mais surtout assurer le soutien de la communauté internationale à la sécurité du pays et à sa stabilité. En termes plus précis, cette initiative est considérée comme un appui ferme et irrévocable à la souveraineté du Liban et à son indépendance. Or, depuis longtemps, le Hezbollah ne cesse d’affirmer haut et fort qu’il a pris les armes et qu’il ne cesse de s’armer davantage dans le but de défendre l’intégrité du Liban et de récupérer les régions sous occupation israélienne. La réplique à cette justification est venue à temps par le biais de l’initiative onusienne. Qu’a donc à craindre le Liban pour sa stabilité, sa sécurité et son intégrité ? Qui peut donc dorénavant envisager d’agresser le Liban, puisqu’il est placé sous la protection de l’ONU ? L’heure a sonné pour que le « Hezb » change de cap, se débarrasse de son arsenal militaire, livre ses armes à l’armée libanaise et rentre dans le giron de l’État au même titre que tous les autres partis libanais. Mais le « Hezb » a d’autres objectifs qu’il n’ose pas dévoiler et qui lui sont transmis d’au-delà les frontières pour compléter l’axe de la wilayet el-faqih qui, venu d’Iran, passe par l’Irak, la Syrie et arrive à la Méditerrané par le Liban. Cette stratégie que le « Hezb » pratique et qu’il veut faire adopter par le Liban est la résultante du clivage sunnite-chiite auquel le Liban n’a aucun intérêt d’adhérer. Le parti de Dieu, ayant à sa tête un Libanais intelligent et charismatique, peut-il sortir de l’emprise de l’Iran sans être confronté à un dilemme, difficile à résoudre, entre sa libanité et son appartenance à l’Iran ? Tout le problème est là. Face à la stratégie guerrière du « Hezb », le Liban est considéré partout comme un pays de tolérance, de convivialité et de dialogue, cela grâce à la présence de son élément chrétien qui joue l’effet tampon de modérateur et de message entre les différentes communautés et les différentes civilisations qui le composent. Sur ce plan encore, il jouit de l’assistance et de l’appui du monde entier. Quelle est donc la meilleure garantie de protection du Liban : l’ombrelle du Hezbollah ou la houlette des Nations unies ?...
C’est une première dans les annales des Assemblées générales des Nations unies de voir un groupe, sous la présidence du secrétaire général et formé des ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et de plusieurs personnalités éminentes internationales, en présence du chef de l’État, M. Michel Sleiman, se réunir sous le nom de « Groupe d’appui et de soutien » créé pour aider un pays membre, le Liban. Cette initiative venant de la plus haute instance internationale peut non seulement venir en aide au Liban au sujet des réfugiés syriens, qui y arrivent en nombre de plus en plus croissant, mettant le pays à rude épreuve dans plusieurs domaines, notamment financier, économique, commercial, éducatif, structurel, touristique et démographique, mais surtout assurer...
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