Dialogue national : la presse dubitative et ironique
La presse tunisienne se montrait dubitative hier, à la veille du lancement d’un « dialogue national » entre la coalition au pouvoir dirigée par les islamistes d’Ennahda et l’opposition pour sortir de la crise déclenchée après l’assassinat d’un opposant en juillet. Le lancement solennel de ce dialogue est prévu aujourd’hui au Palais des Congrès de Tunis vers 08h00 GMT en présence du président Moncef Marzouki, du Premier ministre Ali Larayedh et du président de l’Assemblée nationale constituante (ANC) Mustapha Ben Jaafar. « On a bien l’impression d’assister à un feuilleton mexicain mais sans l’eau de rose », moquait le journal francophone Le Quotidien. « Enfin, ils se sont mis d’accord pour être d’accord » sur la tenue de négociations, titrait ironiquement le quotidien arabophone Achourouk.
Turquie
Erdogan candidat à la présidentielle, si son parti le veut
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dit qu’il présenterait sa candidature à l’élection présidentielle prévue l’an prochain, si son parti islamo-conservateur le lui demandait. « Pour l’instant, il n’y a rien de certain. Si j’avais pris une décision définitive à ce propos, je l’aurais annoncée », a déclaré M. Erdogan lors d’un entretien accordé jeudi soir aux chaînes de télévision ATV et A Haber. « Je m’efforcerai d’assumer la fonction, quelle que soit cette fonction, qui sera déterminée pour moi par mon parti », a-t-il ajouté. Dans ses statuts, le Parti de la justice et du développement (AKP) limite à trois le nombre de mandats successifs de député, et donc de Premier ministre, que peuvent exercer ses membres. M. Erdogan ne pourra donc pas poursuivre son mandat de chef du gouvernement, entamé en 2003, au-delà des élections législatives de 2015. De nombreux observateurs turcs prêtent donc à l’actuel Premier ministre l’ambition de se présenter à l’élection présidentielle d’août 2014, qui aura lieu pour la première fois au suffrage universel direct.


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