Le synode de l’Église syriaque-catholique s’est ouvert hier sous la présidence du patriarche Ignace III Younan, à Deir el-Charfé (Harissa), en présence du nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, et de Mgr Georges Saliba, évêque syriaque-orthodoxe de Beyrouth, représentant le patriarche Zakka Ier, hospitalisé. Inaugurant les travaux du synode, qui portent notamment cette année sur la réforme liturgique et le sacerdoce diaconal en Orient et dans les pays de la diaspora, le patriarche Ignace III, alarmé, a affirmé : « Nous vivons aujourd’hui la période la plus grave qu’ait connue le christianisme au Machrek. » Les chrétiens du Machrek sont « profondément déçus par les prises de position des responsables politiques du monde occidental », a encore dit le dignitaire religieux. « Les solutions aux crises actuelles au Moyen-Orient ne sauraient être résolues par les déclarations retentissantes, mais par une action sérieuse en vue d’imposer le respect par tous de la Charte des droits de l’homme. Les nations éprises de paix doivent s’entraider pour concrétiser les principes sur lesquels reposent les démocraties modernes, et pour lesquels de grands sacrifies ont été consentis par leurs peuples, et refuser de sacrifier ces principes sur l’autel des intérêts et des chantages financiers », a conclu sur ce point le discours inaugural. Le patriarche Younan ne s’est pas privé d’en profiter pour réclamer de l’État libanais une plus grande et plus équitable présence de sa communauté dans la fonction publique.
Le synode de l’Église syriaque-catholique s’est ouvert hier sous la présidence du patriarche Ignace III Younan, à Deir el-Charfé (Harissa), en présence du nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, et de Mgr Georges Saliba, évêque syriaque-orthodoxe de Beyrouth, représentant le patriarche Zakka Ier, hospitalisé.Inaugurant les travaux du synode, qui portent notamment cette année sur la réforme liturgique et le sacerdoce diaconal en Orient et dans les pays de la diaspora, le patriarche Ignace III, alarmé, a affirmé : « Nous vivons aujourd’hui la période la plus grave qu’ait connue le christianisme au Machrek. »Les chrétiens du Machrek sont « profondément déçus par les prises de position des responsables politiques du monde occidental », a encore dit le dignitaire religieux. « Les solutions aux crises...
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